Diagnostiquer n’est pas soigner

diagnostiquer n'est pas soigner

Actuellement, la tendance en santé mentale est au développement de « centres experts ». Encore rares, avec de longues listes d’attente, la place se mérite ; mais en retour ils nous promettent le diagnostic le plus juste sur nos difficultés, qui nous ouvrirait les portes de l’accompagnement le plus adapté, voire d’une solution clé en mains.

Cette tendance se retrouve dans les demandes spontanées des gens qui, de plus en plus, se demandent : « mais qu’est-ce que j’ai ? » « Suis-je normal(e) ? » « Et si c’était … ? » « Ma médecin a-t-elle vraiment tout compris ? » « Dois-je aller voir un(e) … ? »

On a tou(te)s déjà vu des témoignages de longues odyssées avant d’avoir trouvé « le » bon professionnel hautement spécialisé qui a compris et qui a tout changé. Quand on est face à une maladie rare, cela peut effectivement – malheureusement – être nécessaire.

Devant ce discours, on a vite fait d’établir un raccourci entre le diagnostic, l’expertise spécifique et la possibilité d’agir, comme si l’un était inséparable de l’autre. Et de créer une frustration chez les nombreuses personnes qui n’ont pas un accès immédiat à de tels dispositifs, comme si du coup, rien ne pouvait les aider.

Cela peut même créer une méfiance vis-à-vis des professionnels disponibles (psychologues, psychiatres de ville, services publics, médecin traitant …), qui sont précisément là pour pouvoir recevoir tout le monde, a minima vous écouter et vous orienter ; et une méconnaissance des connaissances et outils dont ils disposent également.

Même si on peut se sentir seul(e) dans son cas ou parfois ne pas se comprendre soi-même, tout ce qui nous met en difficulté ne signifie pas que nous sommes irrémédiablement malades ou que notre situation est extrêmement rare. Le diagnostic peut être celui de quelque chose de courant, ou parfois il n’en existe pas spécialement qui rende totalement justice à notre situation, tout simplement parce que nous sommes des humains avec des histoires différentes, pas des voitures. Cela ne nous condamne pas à l’inaction pour autant, au contraire.

Diagnostiquée ou pas, médicalement soignable ou pas, la souffrance psychique demande à être entendue et accompagnée dans le temps, en faisant avec la réalité d’un contexte individuel.

Les approches psychothérapiques ne sont pas là pour remplacer, remettre en cause ou occulter les acquis de la médecine. Ce sont des disciplines complémentaires, chacune a sa place. Souvent, les médecins renvoient également vers des dispositifs d’accompagnement, à la place ou en complément d’un traitement, parfois après un diagnostic d’ailleurs. La reconnaissance et les réponses peuvent être d’un autre ordre, sans que ce soit de moindre valeur.

Connaître et nommer ce qu’il nous arrive

Grâce aux progrès de la science, on connaît de plus en plus de tableaux cliniques précis. Le temps est heureusement révolu où l’on cherchait impérativement un traumatisme, une défaillance parentale, ou qu’on se retrouvait en service de psychiatrie, là où il y a un TSA ou un TDAH par exemple. Ce qui explique les témoignages, de plus en plus nombreux, de personnes qui ont fini par trouver le bon diagnostic – et par opposition, les mésaventures des générations sur lesquelles on a plaqué à tort les seules pistes dont on disposait alors.

Quand on s’identifie comme hypersensible, on se souvient forcément du moment où on a compris que « c’était donc ça », du moment de bascule que cela a constitué dans notre façon de nous percevoir nous-mêmes et de nous assumer.

La tentation est grande, pour tout un(e) chacun(e) en souffrance, de vouloir trouver « son » diagnostic, de se dire qu’il existe un nom et une réponse directe. Et bien évidemment, lorsque c’est le cas, il est évident qu’il faut s’en saisir – encore que, même dans ce cas, il est possible que cela ne suffise pas.

En revanche, l’erreur serait de croire que si ça ne rentre pas dans une case diagnostique, n’est pas considéré comme pathologique par la médecine ou ne se soigne pas par un protocole type, ça n’existe pas. Ou que ce n’est « que dans notre tête », auquel cas ce serait un peu un mensonge, ou du moins notre propre faute, et ne mériterait pas d’être pris en compte. Alors que notre tête est une partie importante de nous, non ?

Pouvoir nommer, c’est valider que ça existe

La première souffrance, ou ce qui rend la situation inextricable, c’est souvent le fait de ne pas avoir de mots pour nommer ce qui nous arrive. A partir de là, difficile de demander de l’aide, ou même de prendre conscience du problème pour nous-mêmes et de se sentir légitime.

Quand c’est le cas, on peut avoir une sensation de mal-être diffus (là où parfois l’éléphant est parfaitement visible pour une personne extérieure), ou avoir des symptômes qu’on ne comprend pas soi-même. Et se dire qu’on « exagère » ou qu’on n’a pas de raison objective d’être mal. Ne pas être entendu(e) ou reconnu(e) dans sa souffrance, y compris par soi-même, est une souffrance supplémentaire.

En tant que psy, il arrive qu’on soit la première personne à prendre connaissance d’une situation. Dans ces moments, on sera un peu « la voix du bon sens » et il est indispensable d’être très juste dans sa réaction, faute de quoi la personne risque de se refermer aussi sec, et à raison. En l’occurrence, il s’agit moins souvent de diagnostic, que de la reconnaissance qu’une situation est problématique ou inconfortable, et qu’on peut en parler. A ce titre, la première réaction peut être simplement : « En effet, ce n’est pas cool pour vous, ça ! » Et ça peut constituer un soulagement, un encouragement à poursuivre, même là où on ignore encore les tenants et les aboutissants de la situation concernée.

Les « bons mots » … et après ?

« Le psy, c’est celui qui sait trouver les bons mots ! » J’ai souvent entendu cela en structure, notamment quand on m’envoyait annoncer quelque chose de délicat ou tâter le terrain auprès d’une personne qui risquait de mal prendre ce qui allait suivre. Alors oui, il est indispensable de ne pas dire n’importe quoi si on veut recevoir et garder la confiance. Et d’y aller prudemment, mais sans rien occulter, ni fermer de portes potentiellement nécessaires par la suite. C’est effectivement un travail qui peut parfois être d’orfèvre, ou d’équilibriste, notamment quand plusieurs parties sont impliquées !

De là à penser que notre métier consiste essentiellement à nommer les choses, il n’y a qu’un pas ! D’ailleurs, les médias et les réseaux pullulent d’annonces comme ça : « Les psychiatres ont trouvé un nouveau syndrome ! » « D’après une psychologue, les gens qui font ces trois choses tous les jours sont plus heureux ! » Souvent pour découvrir des évidences au bout du clic, ou de simples curiosités (« pourquoi on porte une bague au petit doigt, selon un expert ?1« ). Ah oui, c’est beau la science ! Ce serait ça notre métier, vraiment ?

Spoiler : non, le travail commence après. Et il se fait individuellement, avec la personne. Il ne s’agit pas de donner l’interprétation ou la réponse correcte le plus vite possible (si elle existe, et que la personne arrive à s’en saisir spontanément, c’est chouette et il n’y a pas besoin de psy). Il s’agit de trouver ensemble ce qui va se passer maintenant.

Si quelque chose nous met en souffrance, pathologique ou pas, la réponse c’est de s’y confronter, parfois avec un accompagnement. C’est examiner de plus près ce qui se passe, dans quelles situations, comment on y réagit, etc. Et c’est un processus, qui demande du temps et de l’énergie, ça ne se fait pas instantanément, juste en intégrant la bonne information. Tout comme une plaie, même avec les meilleurs pansements, met du temps à cicatriser.

Est-ce qu’un(e) psy fait également des diagnostics ?

Oui, la passation de bilans peut faire partie de ses attributions (comme les tests de QI par exemple), notamment en cas de spécialisation en neuropsy ou aussi dans des branches comme la psychologie du travail ; et oui, les observations collectées au cours d’un suivi psychothérapique vont également donner lieu à des hypothèses diagnostiques.

En revanche, dans une psychothérapie, le but n’est pas nécessairement de vous les partager. Le diagnostic n’est pas la pierre angulaire du suivi ou son objectif, il est plus la transcription de ce qui s’y passe. Il n’est pas ce qui déclenche l’accompagnement, il se précise dans l’accompagnement. Observer les mécanismes psychiques à l’œuvre permet de les caractériser et effectivement, si c’est demandé, de pouvoir en rendre compte à travers une évaluation ou un diagnostic, qui va souvent être différentiel et ne pas se limiter à un mot ou un sigle, encore moins à « normal » ou « anormal ».

Souvent, décrire précisément ce qui se passe dans son psychisme, est déjà un enjeu pour la personne elle-même et demande du temps. Les retours du psy vont alimenter ce travail. Dans ce contexte, annoncer un diagnostic peut même être contre-productif. Il ne s’agit pas « d’attaquer » la personne en lui affirmant ce qu’elle ne fait pas correctement. Il ne s’agit pas non plus de la précéder sur des choses dont elle n’a pas encore conscience elle-même. Idéalement, c’est la personne intéressée elle-même qui va trouver ses réponses, le psy ne faisant que les valider et l’encourager à continuer, même s’il peut déjà avoir une idée des étapes à suivre. Accompagner, c’est être à côté, pas 10 mètres devant !

La vie nous trouble

Il est normal que certaines situations nous perturbent. Nous pouvons avoir des troubles, mais la vie est trouble, tout ne se passe pas toujours de façon linéaire et idéale, et y réagir ne fait pas de nous des malades. Ce n’est pas une malchance ou un défaut, c’est la nature de la vie, et pour le coup, quelqu’un qui prendrait toujours tout bien, celui-là aurait vraiment un problème. Vous vous souvenez de Pangloss, l’imperturbable compagnon de route de Candide : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » ?

Re-spoiler : A la fin, jusqu’à nouvel avis, on meurt.

La norme, ce n’est pas de ne jamais rencontrer de difficultés. Ni même d’arriver toujours à les résoudre, ou à le faire seul(e). A partir du moment où nous naissons, nous rencontrons des situations qui nous sont agréables et d’autres désagréables, des soucis de santé physique ou mentale, des êtres qui nous font du bien et d’autres qui nous marchent sur les pieds, des problèmes que nous pouvons résoudre, et d’autres que nous devons accepter, ou prendre notre mal en patience en faisant pour le mieux. (Et pour le coup, nous n’avons effectivement pas de meilleur monde à disposition que celui-ci.)

La vie, c’est une histoire

Et ce qui nous fait nous sentir mieux, c’est souvent de prendre du recul et de mettre l’histoire en perspective. Contrairement au diagnostic qui nous fige dans le temps : « je ne suis pas normal(e) », « je suis ceci ou cela », « j’ai un syndrome de XYZ », l’histoire admet toujours un « avant » et un « après », une dynamique, des ressources. Donc une marge de manœuvre, si petite soit-elle.

Dans une psychothérapie, on retrace l’histoire, on la reprend de façon plus ou moins détaillée. Pourquoi aimons-nous lire des histoires ? Parce que justement, nous aimons cette perspective où nous savons qu’il y a toujours une suite, qu’à un moment on va arriver à quelque chose, trouver le sens.

Ce qui nous a interpellés a pu être un premier événement, puis un autre. Il a pu y avoir autre chose avant. Il peut y avoir des moments où c’est différent. Décrire tout cela, c’est pouvoir donner des contours à ce qui nous embête.

La bonne nouvelle, c’est que tout cela peut aussi se faire sans diagnostic. Nommer les choses, les décrire, faire des liens entre des situations, peut se faire avec des mots simples, et même avec d’autres moyens d’expression (notamment quand on travaille avec des enfants). On fait avec les éléments dont on dispose, comme dans la vraie vie (parce qu’on y est, dans la vraie vie !). Et inversement, s’il y a un diagnostic et/ou un protocole de traitement, il ne constitue pas la fin de l’histoire.

… dont le diagnostic est un chapitre

Dans cette histoire, le diagnostic ou les difficultés ont aussi leur place. Evidemment, avoir reçu un diagnostic qui nous a fait avancer, ou au contraire n’avoir jamais été vraiment entendu(e), voire avoir été échaudé(e) par de mauvaises réponses, sont des éléments qui ont une influence sur nous et sur la suite.

Si vous vous souvenez du moment où vous avez découvert l’hypersensibilité, sans doute confirmerez-vous aussi que ça n’a été que le début de quelque chose. D’ailleurs, sur les groupes, on trouve souvent des posts qui demandent : « On m’a dit que j’étais hyper ou HPI. Et maintenant ? » Ou : « Comment gérez-vous votre hypersensibilité ? » Poser ce mot a débloqué quelque chose, mais n’a pas tout résolu comme par magie. On a tou(te)s expérimenté ces moments où on a annoncé autour de nous : « Vous savez, je suis hyper ! » et récolté des regards perplexes ou de l’incompréhension. Malgré cela, dans le temps, cette information a bougé des choses en nous et nous a permis d’ouvrir des portes (dont celle de lire aujourd’hui un blog consacré à ce sujet !).

Il n’y a pas d’histoire si tout va toujours bien. Ce qui fait histoire, c’est comment le héros ou l’héroïne va réagir, comment ça va changer sa vie, comment elle va finir par s’en sortir, de quoi il a besoin maintenant. Et même si on peut imaginer une histoire où un diagnostic, ou la mise en place d’un traitement, joue un rôle. Ce qui va nous intéresser, ça va être comment la vie du personnage va évoluer. Et c’est là-dessus qu’on va pouvoir l’aider.

Soigner une souffrance psychique : la psychothérapie

Deux « médicaments » de choix : le temps …

Au-delà du traitement médicamenteux qui permet de contrôler certaines manifestations perturbantes, le soin psychique est donc un processus. Notre façon de nous comporter et de faire avec les choses, ne vient pas de nulle part ; la comprendre et expérimenter autre chose ne se fait pas du jour au lendemain. D’ailleurs, si le médicament peut influer sur le fonctionnement de nos cellules et nous donner les « moyens physiques » d’un changement ou d’une stabilité qui ne serait pas possible autrement, il ne peut pas modifier ce qui nous touche ou pas, ni notre histoire qui fait que c’est comme ça. Parce que nous sommes nous : heureusement !

Accepter un diagnostic demande également un temps et un travail psychique. Il ne s’agit pas d’une information qu’on peut recevoir, admettre comme juste et désormais intégrer. On va passer par des moments de doute, d’interrogation, de sérénité, de retour en arrière, de nouvelles questions qui ne s’étaient pas posées avant. Il y a des choses qu’on met du temps à comprendre et à accepter, et surtout un cheminement, trouver ce qui va nous aider ou au contraire ce qui nous empêche d’y arriver, etc.

… et la relation

Parce que nous sommes tous différents, il n’en existe pas un mode d’emploi générique qu’il suffirait de suivre. Tout comme dans un sport ou en kinésithérapie, certains mouvements sont plus faciles à faire à deux, voire sont impossibles à faire seul(e). Le psychisme peut résister, se méfier, avoir des automatismes, ne pas avoir conscience de certaines choses : seule la relation permet de prendre la mesure de ces mécanismes et de les travailler.

Et en retour, seul un humain est en mesure de s’adapter à l’autre, de réajuster son comportement en fonction des émotions qu’il génère, de se limiter à ce que l’autre est en mesure d’entendre ou de faire à un moment donné.

Une psychothérapie se fait dans la relation, entre une personne et une personne. C’est ce qui fait qu’une IA ne pourra jamais nous soigner, pas plus que lire un livre ou regarder une vidéo ; même si elle peut nous apporter de l’information, nous apaiser ou relancer notre réflexion et que cela peut parfois suffire en première intention. Tout comme une batterie de voiture ne peut redémarrer qu’en la branchant sur une autre, le psychisme humain s’exprime et évolue dans l’interaction. Les pensées se développent en les partageant.

Selon les écoles de psychothérapie, la relation sera plus ou moins étudiée en elle-même, ou sera simplement considérée comme un phénomène nécessaire à la mise en confiance et à la personnalisation ; dans tous les cas, elle fait partie intégrante du dispositif.

Soigner le psychisme, c’est un métier

C’est aussi un enjeu majeur de la formation. Dans une relation de soin, on livre et on mobilise des éléments fragiles ; accompagner cela ne s’improvise pas, et n’est pas qu’une question de bienveillance, de sympathie ou de beau discours. Ce n’est pas pour rien que les études de psychologie durent cinq ans. Et même si le but est que le contact soit fluide et spontané, ce qui peut s’y faire ou non, n’est pas le fruit du hasard, de l’empathie ou de l’instinct. Pour que vous puissiez vous y sentir en sécurité, un cadre est posé dès le départ. La profession de psychologue a sa charte de déontologie et est soumise au secret professionnel.

La psychologie n’est pas une science « dure » comme les maths, parce que l’humain ne peut pas se réduire à cela ; mais c’est une science, qui a procédé par essais, erreurs, modélisations et validations et a ses protocoles au même titre que les autres. Rappelons que la médecine est également passée, au fil des époques, par des théories et pratiques différentes de ce qu’on connaît aujourd’hui. L’une et l’autre restent en évolution permanente et vont certainement évoluer encore. Une science est l’état de connaissance d’une société humaine à un moment donné.

Je le rappelle, parce que malheureusement, il arrive aussi des expériences négatives en la matière : un(e) psy ou tout(e) autre professionnel(le) de santé (mentale ou autre d’ailleurs !), ça doit être quelqu’un : 1) qui a un diplôme, c’est la base ; et 2) avec qui ça se passe bien pour vous, sinon vous êtes libre de partir ailleurs. Il existe de mauvais(es) dentistes, il existe aussi de mauvais(es) psys, et il en existe avec qui ça ne passe pas, tout simplement.

Une psychothérapie n’est pas quelque chose qu’on subit ou dont on se laisse convaincre, c’est une manifestation de notre autonomie. Elle commence par la définition de nos besoins et le choix de notre psy ou lieu de consultation ; se poursuit avec le droit fondamental de tout dire, d’exprimer son accord ou son désaccord avec les propositions ; et se termine quand on le décide. (Et si vous êtes coincé.e quelque part où c’est autrement, ce n’est pas une psychothérapie, d’aucun courant : changez de crémerie !)

En cela, différemment du diagnostic ou de la conduite à tenir qui nous est posé de l’extérieur, c’est toujours une réappropriation de la situation. Pour repartir du bon pied.

  1. Parce qu’elle est trop petite pour aller aux autres doigts. Ca fera cinquante euros, bonne journée ! ↩︎

Auteur/autrice

  • Psychologue clinicienne hypersensible, ma passion est la connaissance de soi et des autres.

    "Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre"    - Marie Curie

🦥Le paresseux voudrait vous dire un petit mot (rien d'obligatoire)

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