Susceptible ? moi ? Être hypersensible sans tout prendre personnellement

prendre les choses trop à coeur

🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici

  1. On vous dit que vous “exagérez” : On dit peut-être de vous que vous êtes excessif(ve), que vous en faites trop, que vous prenez les choses trop à coeur. Parfois même on formule les choses de façon encore moins sympa. En entendant ça, une personne hypersensible se sentira jugée et ne se sentira pas comprise, et c’est bien normal. Même si bien-sûr il arrive aux hypers de sur-réagir.
  2. Ne répondez pas de suite : Lorsqu’on sent que l’on est vexé, triste ou en colère par rapport à ce qu’a dit ou fait l’autre, le mieux à faire est de temporiser. Cela évite de dire des choses que l’on pourrait regretter par la suite, et que l’autre le prenne également pour lui. Cela évite de déclencher un conflit et vous laisse le temps de comprendre pourquoi ça vous a touché.
  3. Pourquoi ça vous touche ? : Souvent lorsqu’on prend les choses personnellement, c’est parce qu’elles viennent appuyer là où ça fait mal en nous. Cela se joue de façon inconsciente, mais lorsque les jugements ou reproches nous blessent c’est bien souvent parce qu’ils viennent réveiller de vieilles blessures en nous. En parvenant à identifier ça, on fait une grosse partie du chemin.
  4. L’autre parle de lui : Même si c’est souvent désagréable de recevoir des jugements ou des reproches, rappelez-vous que la personne parle avant tout d’elle-même. Une personne qui dit que vous êtes pénible a en réalité besoin de calme, mais elle n’est pas capable de l’exprimer de cette façon. Même si on le formule de cette façon, en réalité on parle tous de soi-même.
  5. Poser des limites : Ce n’est pas parce que les hypersensibles sont parfois dans la sur-réaction que leurs ressentis ne sont pas valables. Vous avez le droit d’exprimer que telle parole ou tel acte vous a blessé, et que la personne en face n’invalide pas votre ressenti. Si vous sentez qu’une personne vous apporte davantage de négatif que de positif, et que la relation devient toxique, n’hésitez pas à prendre de la distance afin de vous protéger.

L’hypersensibilité n’est pas la susceptibilité

Vous ne comptez plus les fois où certaines personnes vous disent que vous prenez les choses trop à coeur, que vous exagérez. Et je pense que comme pour moi, c’est le genre de phrases qui vous blesse.

Et en réalité c’est tout à fait normal que ça vous blesse car c’est comme si on venait vous dire que ce que vous ressentez n’est pas valable.

C’est juste parce qu’il s’agit d’un jugement, et en plus c’est un jugement pas très sympa. C’est même assez violent comme façon de dénigrer votre ressenti, et c’est souvent le signe d’une relation qui n’est pas saine.

Après même si ces personnes se permettent des jugements mal placés, elles n’ont pas toujours tort sur le fond. D‘ailleurs vous vous rendez peut-être compte après coup, que parfois vous avez été susceptible.

Pour autant le fait d’être hypersensible, ne fait pas de vous des êtes susceptibles par nature, ou qui exagèrent de façon permanente. ne signifie pas être susceptible en permanence. La susceptibilité est davantage une façon de réagir, à ce que l’on juge parfois à une attaque.

On va le voir un peu plus en détail dans l’article, mais la susceptibilité apparait quand une parole appuie là où ça fait mal. C’est à dire sur des blessures, des complexes, d’une façon générale sur des choses avec lesquelles vous-mêmes vous n’êtes pas forcément en paix.

C’est donc pour cela que n’est pas toujours évident de ne pas prendre les choses personnellement, et que cela peut être également douloureux. Nous allons donc explorer 5 clés simples à mettre en œuvre et qui peuvent vous aider à essayer de moins prendre les choses personnellement.

1 Ne répondez pas de suite

> Identifiez l’émotion

Lorsque que quelqu’un nous dit ou fait quelque chose qui nous est désagréable et que l’on sent touché par ce qui est dit, je pense qu’on a tous ce même réflexe. Ce réflexe c’est celui c’est de pouvoir exprimer que l’on a été vexé, blessé en répondant immédiatement à la personne.

Or si on se sent particulièrement touché ou en train de vivre une émotion intense, c’est pas forcément une bonne idée de répondre immédiatement.

Parce que comme on se sent submergé par une émotion de colère, de tristesse, on aura une réponse qui ne sera absolument pas adaptée. Elle sera sans doute disproportionnée, et il y a de grandes chances que celui qui la reçoit le prenne également personnellement.

Autant vous dire que si tout le monde se sent attaqué et blessé, le conflit va rester installé un bon moment. On voit bien que c’est pas ce qu’il faut faire, dans ces cas là il faut temporiser.

> Le rôle de la mémoire

Ce qui peut vous aider, c’est de voir la susceptibilité comme un bouton sur lequel l’autre a appuyé.

L’autre vient simplement d’actionner un petit interrupteur en vous et ça allumé une petite lumière. Et ce que vient éclairer cette lumière n’est pas forcément beau à voir, ça vient mettre en lumière des vieilles blessures cachées dans un coin, qu’on avait essayer d’enfouir.

C’est pour ça que ça vous fait vous sentir mal, dans cet état de stress et ou d’anxiété qui n’est pas du tout confortable. En réalité, et sans que vous vous en rendiez compte, ça vient réveiller un souvenir en vous.

Ce n’est donc pas tant les mots prononcés qui vous font mal, c’est ce à quoi vous renvoie ces mots. Ils viennent bien souvent confirmer ce que l’on pense (négativement) de nous, et réveillent parfois des peurs bien enfouies d’être rejeté abandonné, trahi ou humilié par les autres.

Mais par exemple quand la personne vient vous traiter d’idiot ou idiote, ou qu’une autre vient vous dire que vous ne devriez pas manger autant, ou encore que l’on vous demande de ne pas vous énerver comme ça.

Est-ce que vous êtes certain(es) que tous ces reproches parlent réellement de vous ? La réalité c’est que la personne parle avant tout d’elle-même et de ses propres ressentis.

2 Rappelez vous que la personne qui vous blesse parle d’elle-même

> L’autre exprime sa propre vérité

Et vous allez peut-être me répondre, mais qu’est-ce qu’il a fumé celui qui a écrit l’article ? Et bien rien du tout, à part peut-être un excès de café mais comme je ne fume pas de café, tout va bien.

Mais pour votre défense, c’est vrai que c’est assez contre-intuitif de se dire ça. Clairement on se dit que comme la personne s’adresse à nous, c’est donc le signe que ce message est forcément pour nous.

Et bien en réalité pas du tout, la personne parle avant tout d’elle-même, elle parle de ses de ses propres sentiments, de ce en quoi elle croit.

Par exemple quand l’autre vous reproche d’être pénible, C’est simplement que l’autre personne a du mal à exprimer ce qu’elle ressent. Elle parle du fait qu’elle est arrivée aux limites de ce qu’elle peut supporter et elle l’exprimer en disant que chose de pas sympa comme « tu es pénible ».

C’est contre-intuitif, mais en réalité la personne qui formule un jugement ou reproche parle d’elle, et non de vous.

Parce que derrière un dénigrement, il y a l’expression d’un besoin de la part de la personne. Ce qui se passe c’est que souvent la personne n’est même pas consciente elle-même de son émotion et de que ce sont ses besoins.

Pour reprendre notre exemple du « tu es pénible », la personne qui le formule n’aura pas forcément conscience d’avoir ce besoin de calme. Dans ce cas c’est compliqué pour la personne, de pouvoir trouver les bons mots pour l’exprimer.

En réalité on est tous un peu les mêmes on parle de nous. Donc la personne parle d’elle-même ce qu’elle ressent, de ce en quoi elle croit, de sa propre vérité.

Elle ne fait que parler d’elle-même, elle joue ou rejoue des scènes de son propre film.

> Acteur, metteur en scène et réalisateur de son propre film intérieur

Et du reste c’est la même chose de votre côté, sans vous en rendre compte vous jouez dans votre propre film. En effet si par exemple on vous reproche d’être excessif(ve) ou susceptible, vous allez sans doute le prendre pour vous-même.

Dans ce cas là, cela va venir raviver en vous de vieilles croyances et de vieux schémas dont vous n’avez pas conscience. Cela vient poursuivre l’histoire que vous aviez commencé à raconter sur vous-même.

Vous allez vous raconter que vous êtes trop ceci ou pas assez cela, que vous ne savez pas faire ça. Parce que oui, le problème c’est que le film qu’on se construit dans sa tête, c’est toujours un film catastrophe.

Le chemin à suivre lorsqu’on guérit ce n’est pas forcément d’arrêter les dialogues que l’on se fait, c’est de les changer en comédie. C’est un long chemin semé d’embûches mais pas impossible.

Quand on prend conscience que chacun parle de soi, se raconte soi-même et met en scène sa propre histoire. C’est sans doute la première étape que vous avez franchie avec brio, celle de reconnaitre et d’accepter que ça vient titiller un petit quelque chose en vous.

3 Admettre que la situation vous a blessé et ne pas culpabiliser

Reconnaitre que cela vous a blessé c’est déjà quoiqu’il arrive un sacré pas de fait. Soyez-en fier simplement parce que tout le monde n’est pas capable de le reconnaitre.

Prendre les choses pour soi est comme un réflexe naturel, parce qu’on a tous des blessures non guéries. Tout ça se joue de façon inconsciente, mais ça vient appuyer un bouton en vous, et vous n’y pouvez rien.

Quoi qu’il arrive, vous n’avez évidemment pas à vous sentir responsable de quelque chose qui de toute façon ne vous est pas réellement destiné. Vous pouvez donc vous enlever le poids de cette culpabilité, que vous vous mettez sur les épaules.

Admettre que ça nous a fait mal, ce n’est pas s’accabler. C’est accepter que l’on a des failles, qu’on peut être vulnérable à certains moments ou sur certains sujets et c’est ok.

C’est sans doute parce que ça vient confirmer quelque chose de négatif que vous pensez sur vous. Comme un stabilo jaune qui vient surligner du texte, vous ne pouvez pas la rater, ça vient simplement appuyer là où ça fait mal.

Avoir fait ce pas là c’est déjà beaucoup, parce que admettre que ça nous blesse, c’est le début du changement.

4 Faire le débrief de ce qui s’est passé (sans vous juger)

> Prendre le recul nécessaire

Une fois qu’on a accepté que ça nous a blessé, il y a quelque chose d’intéressant à faire : c’est de débriefer ce qui s’est passé. En clair c’est d’avoir pris suffisamment de recul sur la situation pour pouvoir analyser l’événement et ses conséquences.

Là ça veut simplement dire, que vous regardez la réalité en face, de ce qu’il s’est passé et des conséquences que ça a eu.

Par exemple le fait qu’il me critique m’a mis en colère et m’a fait dire des mots stupides et blessants que je ne pensais pas. Évidemment que cela s’explique facilement, puisque c’est parce que vous vous êtes senti blessé que vous avez réagi de façon excessive.

Néanmoins avec du recul vous vous rendez bien compte que loin d’arranger la situation, la susceptibilité l’aggrave encore davantage. Là dans cet exemple il s’agit probablement d’une vengeance et l’autre va forcément mal recevoir le message que vous lui envoyez.

L’autre personne va peut-être à son tour prendre les choses personnellement, ce qui n’est pas le but recherché.

> Regarder en soi

Il peut être également de se poser la questions suivante : “Si cette remarque ne venait pas de cette personne précise, est-ce qu’elle m’aurait autant touché ?”. Le fait que cela puisse venir de quelqu’un qui est proche de nous, et en qui on place notre confiance, vient souvent nous blesser encore davantage que s’il s’agissait d’un inconnu

C’est donc bien souvent le signe que la susceptibilité ce n’est pas une question de mots et de phrases prononcés, c’est ce qu’on y met derrière. Ce que ça dit de nos relations, et surtout de soi-même.

C’est pour cela qu’il est sans doute préférable de ne pas répondre sous le coup de l’émotion et plutôt d’attendre d’avoir le recul nécessaire sur la situation. Je sais c’est facile à dire évidemment mais difficile à faire, on en reparle plus en détails dans le 5 ème conseil.

Regarder en soi, c’est un peu comme si on prenait une grande lampe torche et qu’on allait éclairer ce qui se passe à l’intérieur de soi.

C’est ce qu’on disait au début de l’article, quand quelque chose nous blesse c’est que ça nous ramène de façon inconsciente à une blessure du passé. Là l’objectif c’est d’essayer de se connecter à ce que l’on ressent.

L’idée c’est d’essayer de mettre de la conscience sur les choses. De bien être au clair sur ce qu’on ressent et de ce que ça vient réveiller en nous.

Si vous arrivez à mettre cette conscience sur les choses, sans vous en rendre compte vous avez déjà du fait une partie du chemin. C’est vraiment ça qui a vous aider à reprendre le contrôle dans la gestion de vos émotions.

5 Reprenez le contrôle

C’est avec ce recul et ce regard sur soi, que les choses peuvent commencer à changer en vous. C’est aussi en s’affirmant davantage et en exprimant son ressenti, que les choses peuvent évoluer.

Donc si vous parvenez à identifier ce que ça vient réveiller en vous et qu’en vous, vous sentez capable de l’exprimer de façon apaisée. Alors n’hésitez pas à expliquer ce qui se passe en vous.

Bien-sûr il vous faut être prudent, et la confiance doit être là des deux côtés. En tout cas fait le fait de dire ce que l’on se ressent, de mettre des mots dessus, c’est une très bonne chose.

Mais s’affirmer, c’est aussi connaitre ses propres limites et savoir les faire respecter.

Vous avez donc tout à fait le droit de dire que vous n’acceptez pas tel propos ou telle action. Savoir dire stop est clairement une des clés, pour vous aider à ne pas trop ressasser.

S’affirmer, ça peut être aussi d’essayer de fuir ce genre de situation au maximum, ou parfois prendre de la distance avec certaines personnes qui ne vous envoient du négatif.

Vous n’allez pas devenir indifférent à tout, ce n’est pas le but et cela ne nous ressemble pas à nous les hypersensibles. Il est parfois sain que certaines choses puissent nous toucher, c’est ce qui nous rend humain.

Vous l’avez compris, ce qui pose souci c’est quand tout devient une attaque contre soi, parce que c’est là que se produisent les dégâts.

Dans le livre les 4 accords toltèques, l’auteur Don Miguel Ruiz nomme cela du poison. Et c’est vraiment ce dont il s’agit : un poison, et vous avez maintenant quelques antidotes pour éviter qu’il vous fasse trop de mal.

Vidéo : hypersensibilité et susceptibilité

Auteur/autrice

  • Hypersensible moi-même, j’ai créé ce site pour accompagner celles et ceux qui se sentent souvent “trop” ou toujours en décalage. Je dis "chocolatine" aussi 😉

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