« Je suis comme ça ! » Hypersensibles : et si vos croyances sur vous-même étaient fausses ?

hypersensibles comment sortir des fausses croyances

🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici

  1. L’importance de se connaitre : On a beau être des personnes hypersensibles, on est toutes et tous différents. Parce qu’on n’a pas le même vécu, ni reçu la même éducation. Parce qu’on a une personnalité différente, plus ou moins introverti ou extraverti. Savoir qu’on est hypersensible est un bon premier pas pour pouvoir mettre un nom sur nos différences, c’est comme ça que la connaissance de soi peut commencer.
  2. Reconnaitre les fausses croyances : En tant qu’hypersensible on a tendance à trop penser, jusqu’à ressasser parfois. Il n’y a qu’en revenant au calme , en se concentrant sur sa respiration, que l’on peut identifier que ce n’était pas la réalité. On reconnait ces fausses croyances qui sont souvent des prédictions négatives sur l’avenir, par peur. Elles sont également souvent exprimées sous forme d’exagération, on généralise les choses de façon excessive (par exemple : “je rate toujours tout”).
  3. Des croyances auto-limitantes et auto-réalisatrices : La phrase qui illustre cela le mieux, et qu’on peut tous être tentés de dire est : “Je suis comme ça et ça ne changera pas, c’est comme ça”. Bien entendu cela freine toute possibilité d’évolution, puisqu’on pense que c’est impossible. Et comme inconsciemment on s’est jeté une espèce de sort, la croyance se réalise. Ce qui vient la confirmer encore davantage. Même si on finit par se persuader qu’elles sont vrais, ce sont des croyances, des étiquettes qu’il est possible de décoller.
  4. “Foutez-vous la paix” : Pour compléter cette phrase qu’exclame régulièrement Fabrice Midal, essayer de ne pas vous sentir coupable et notamment d’avoir échoué. Tous les changements sont loin d’être des échecs, ils sont plutôt le signe que vous aspirez à vivre une vie qui vous correspond davantage que ce soit dans votre vie pro ou perso. Donnez vous la même bienveillance, que vous donnez à vos proches les plus chers, vous la méritez.
  5. Désapprendre et réapprendre : C’est un travail que l’on peut faire en étant accompagné par un professionnel, parce qu’il arrive que ce soit trop gros à démêler pour nous,. Dans tous les cas ça va demander à mettre en place un travail sur vous. En essayant de créer des habitudes positives et qui vous font du bien, et de tenir à distance autant que possible le négatif des autres. C’est en faisant des petites choses pour vous,que vous allez petit à petit parvenir à décoller vos anciennes étiquettes.

« je suis comme ça », ou plutôt je crois l’être

> Hypersensible : mettre un nom sur ce sentiment de décalage

En tant qu’hypersensible, la découverte que l’on est justement « hypersensible » a bien souvent l’effet d’une révélation. Pour moi, comme pour beaucoup d’autres personnes, le fait de se nommer « hypersensible » et même de savoir que cela existe, a changé beaucoup de choses.

Parce qu’enfin on met des mots sur notre différence, sur ce sentiment de décalage que l’on a depuis toujours par rapport aux autres et au monde. Dire que c’est une révélation n’est vraiment pas exagéré, puisque cette découverte permet de faire un pas vers une meilleure connaissance de soi.

Mais même si nous avons l’hypersensibilité et parfois certaines caractéristiques communes et des façons de fonctionner qui peuvent se ressembler, nous sommes aussi toutes et tous singulièrement différents. Car contrairement aux idées reçues, tous les hypersensibles ne seront pas forcément bienveillant ni gentil, chez les hypers la méchanceté existe également.

Ce sont ces différences de vécu, de tempérament, qui font que tous les hypersensibles ne s’entendront pas entre eux, ne se comprendront pas.

C’est ce qui explique également qu’un couple constitué de deux personnes hypersensibles, peut très bien ne pas fonctionner si les deux personnes ne sont pas compatibles. Et quand on y réfléchit, c’est en réalité logique.

Nous avons donc toutes et tous des personnalités différentes, ne serait-ce que le fait que certaines personnes sont extraverties (même chez les hypers) et d’autres introverties.

> L’importance d’apprendre à se connaître

D’une personne à l’autre, les vécus seront différents, et les expériences et les leçons que l’on en aura tirées ne seront pas les mêmes. Quelquefois même on va y laisser des plumes, et se retrouver avec des blessures que d’autres n’auront pas. Et l’inverse est vrai, bien entendu.

Et il y aussi le fait que nos valeurs, celles qui comptent le plus pour nous et que l’on voudra défendre, ne seront pas forcément les mêmes que celle du voisin. Et c’est bien normal puisqu’on est différent justement, et que l’on est forcément d’une façon ou d’une autre influencé par l’éducation que l’on aura reçue.

On évolue toutes et tous au sein de familles qui ont un fonctionnement différent, et ce n’est clairement pas la même chose de grandir dans une famille aimante et sécurisante que dans une famille qui est dysfonctionnelle. Qu’on le veuille ou non, cela vient nous structurer.

Découvrir son hypersensibilité, c’est monter la première marche d’un escalier. C’est celle qui est la plus importante, parce que sans elle on n’aurait pas forcément pris conscience qu’il y avait un escalier.

Et c’est en montant une marche après l’autre, qu’on avance dans la connaissance de soi-même. Et nul doute qu’en chemin on va rencontrer toutes nos croyances.

Certaines peuvent être vraies, beaucoup sont fausses ou en tout cas peuvent être remises en question. Le premier pas est d’essayer de les reconnaître.

importance de se connaitre

Pourquoi nos croyances sont souvent fausses ?

> Nos pensées nous trompent

Dans nos cerveaux d’hyper nous vivons souvent les émotions de façon forte. Nous avons même régulièrement beaucoup de pensées, parfois ressassées. Beaucoup de peurs également avec lesquelles il faut essayer de composer, celles qui paralysent, et qui finissent par nous enfermer dans des rôles, dont on ne veut plus forcément parfois.

Le truc avec les pensées, c’est qu’elles sont justement souvent guidées par nos peurs. C’est bien pour ça qu’on aura parfois, un flux de pensées négatives qui viendra nous envahir.

C’est ce processus qui peut mener à ce qu’on se sente surchargé, voire même à ressentir une certaine anxiété sur ce qui pourrait éventuellement mal se passer. Dans ces moments-là nos pensées, qu’elles soient réelles ou non, nous renvoient à ce que l’on croit.

Comme on est dans nos pensées et dans une certaine anxiété, on n’est plus du tout dans la réalité, on en est sorti. On sera par exemple bien plus critique envers soi-même, bien plus dur, que ce que l’on est objectivement.

> Calmer ce flux de pensées

C’est dans ces moments-là qu’il sera indispensable de s’arrêter, de prendre une pause et d’essayer de revenir au calme. Que ce soit par la cohérence cardiaque, la méditation, la marche, la lecture ou tout autre moyen qui vous permettra de calmer ce flux incessant de pensées.

Peu importe la façon dont vous reviendrez au calme, ce qui compte c’est marquer cette pause-là. Car il n’y a que de cette façon que l’on peut prendre conscience que l’on est sorti de la réalité, et que l’on peut commencer à se détacher de ses pensées.

Se détacher de ses pensées, c’est un grand mot pour dire simplement que ce sont des pensées et rien d’autre. Qu’elles ne sont pas la réalité et surtout elles ne nous définissent pas en tant que personne.

Il n’y a que comme ça, qu’on arrive à se sortir de la tête des fausses croyances qui ont la vie dure. Qu’on arrivera à se dire que contrairement à ce qu’on pense « on n’échoue pas tout » et « qu’on n’est pas nul », pour ne prendre que ces exemples.

Parce qu’on a déjà réussi des choses par le passé. Parce que ce qu’on pense être un échec n’en est pas forcément un. C’est plutôt la fin d’une période, et le début d’une autre qui vous conviendra sans doute mieux.

> Reconnaître nos fausses croyances : un apprentissage

C’est dingue comme avec les fausses croyances, on rentre vraiment dans un imaginaire parfois totalement déconnecté de la réalité. Où on s’imagine que les autres sont parfaits et réussissent tout du premier coup. Comme si tout cela existait, alors qu’il n’en est rien.

Et c’est pour ça que parvenir à identifier que ce sont des fausses croyances est en réalité un apprentissage, et comme tout apprentissage il est donc normal d’avoir des difficultés au début. Mais plus on se connaît et on s’estime et plus cela devient simple. Parce qu’on finit par parvenir à distinguer ce qui est nous et ce qui ne l’est pas.

Ce qui peut vous aider à identifier une fausse croyance, c’est lorsqu’on parvient à prendre conscience qu’on généralise de façon excessive. Comme on le disait dans l’exemple précédent, on n’échoue jamais à 100 % pour tout et systématiquement. Dire ça est donc forcément excessif, donc faux.

Comme lorsqu’on commence à faire des prédictions (évidemment négatives) sur l’avenir. On sait là aussi qu’on est en présence d’une fausse croyance, puisqu’on peut facilement la contrebalancer en faisant des prédictions positives par exemple.

Cela peut être un bon exercice pour la prochaine fois que vous vous retrouvez submergés par vos pensées négatives. Parce qu’en se forçant à réfléchir à un ou plusieurs scénarios où ça pourrait bien se passer, naturellement on va venir pointer du doigt que ce sont des fausses croyances.

C’est ce qui aide également à sortir des supposition négatives, et à ne plus se faire des films catastrophe dans sa tête.

Ce qui compte c’est donc de garder à l’esprit que nos pensées et nos croyances ne nous définissent pas. Et bien souvent le pas le plus dur c’est de sortir de croyances qui en réalité nous enferment.

reconnaitre fausses croyances

Nos fausses croyances nous enferment

> Des croyances auto-limitantes et auto-réalisatrices

On l’a bien vu au travers de notre exemple du chapitre précédent, la fausse croyance que nous avons sur nous-même vient en quelque sorte nous auto-limiter. De façon involontaire bien entendu, on se retrouve à se mettre plein de barrières autour de nous. Même parfois jusqu’à lier nos mains à notre corps avec un cordage bien solide et un noeud difficile à défaire, et ce n’est pas forcément si exagéré que ça.

Si on devait citer une fausse croyance, celle qui nous bride encore davantage que les autres, c’est une phrase que l’on est tous tentés de dire : « je suis comme ça et ça ne changera pas, c’est comme ça ».

Si on devait créer un « hit parade » des fausses croyances, elle serait pas loin de la place de numéro 1. Parce que cette croyance devient sacrément limitante, et les noeuds de la corde bien difficiles à démêler.

C’est parce qu’on a ce genre de pensées, ce genre de pensées qui vient acter qu’aucune évolution n’est possible, que lon procrastine et qu’on reporte tout changement et toute évolution. Ben oui, à quoi bon essayer d’évoluer, puisqu’on est « comme ça », puisque de toute façon on pense que c’est impossible.

Et le problème de ce genre de prophéties, c’est qu’elle sont bien souvent auto-réalisatrices. Et d’ailleurs peut-être que comme moi, vous l’avez peut-être déjà expérimenté au cours de votre vie.

Quand on part du principe que « Comme d’habitude je ne vais pas y arriver, je suis nul pour ça », malheureusement on finit par échouer. Parce qu’on s’est en quelque sorte (et sans le vouloir), jeté une espèce de sort.

C’est comme lorsqu’on se dit qu’on ne changera jamais, jusqu’à s’en persuader ; c’est malheureusement assez logique que ça freine toute évolution.

Et comme de façon involontaire on réalise nos propres auto-prophéties, on finit par s’y enfermer. On se colle ces étiquettes sur nous, sans s’imaginer une seule seconde qu’il serait possible un jour de les décoller.

Et malheureusement il ne suffit pas de « penser positif » pour nous libérer de ce problème. Parce qu’on a le droit de ressentir des émotions négatives, et c’est même sain de les vivre et de les accepter pour ce qu’elles sont.

Mais c’est une fois qu’on les a vécues, qu’on les prend pour ce qu’elles sont : des émotions, des pensées mais certainement pas la réalité. Pour que nos fausses croyances ne deviennent pas notre réalité.

croyances auto limitantes et auto réalisatrices

> « Se foutre la paix »

Parce qu’en réalité tout est en mouvement dans la vie, les choses évoluent constamment et vous avez sans doute remarqué que les événements se dérouleront rarement tels que vous les aviez prévus. Comme tout est mouvement, vous allez d’une façon ou d’une autre évoluer également vous aussi.

Cela signifie que les besoins que vous pouvez avoir à un moment donné de votre vie, ne seront plus forcément les mêmes que ceux d’il y a quelques années, et c’est même quelque chose de normal et de sain. C’est ce qui explique que ce que l’on perçoit parfois à tort comme des échecs n’en sont pas réellement, mais sont surtout des signes que vous avez évolué et que vous aspirez sans doute à une vie qui vous correspond davantage.

Tout changement n’est pas le signe d’un échec, mais c’est plutôt le signe d’un élan de vie. C’est ce qui explique que parfois on déménage, qu’on quitte son ou sa partenaire, qu’on change de travail ou même parfois de vie.

Bien entendu il y a des choses qu’on ne peut pas contrôler et que nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter telles qu’elles sont. Et il est vrai que pour nous hypersensibles, ce lâcher prise est parfois particulièrement difficile à atteindre.

Mais c’est finalement davantage notre façon d’y réagir qui va compter, et ce sur quoi nous pouvons avoir un impact. Et parfois on n’a plus forcément conscience qu’on peut aussi faire le choix d’essayer de se débarrasser d’étiquettes dont on ne veut plus.

On oublie qu’on peut faire des choix de vie qui nous conviennent davantage.

Et les grands changements ne se font pas du jour au lendemain, ce sont des objectifs à long terme. Le genre d’objectif difficile et lointain, que l’on peut atteindre seulement en le décomposant en une série de tâches simples et régulières.

Si notre objectif c’est de ne plus râler pour tout et n’importe quoi, ce n’est qu’en essayant d’y travailler dessus tous les jours que vous pourrez y parvenir.

Ce qui n’est pas simple, c’est que cela demande à sortir du jugement sur soi-même, de ne plus se sentir coupable d’avoir échoué ou d’avoir procrastiné. C’est sans doute ce qui va le plus vous aider à mener à bien vos changements : essayer de sortir de la culpabilité.

Comme le dit Fabrice Midal « se foutre la paix » et arrêter d’agir sur soi-même comme un petit gendarme bouffi de suffisance, toujours prompt à sortir la matraque au moindre écart. Et de préférer de la douceur, non pas parce qu’on vit au « pays des bisounours », mais parce que simplement vous la méritez.

Faire le choix de vous donner de la bienveillance, c’est le choix logique, c’est d’ailleurs ce que vous donnez pour un proche auquel vous tenez. C’est pour ça que l’auto-compassion est le bon choix pour vous, celui qui fera office de repoussoir pour la culpabilité.

L’auto-compassion c’est le grand épouvantail au milieu du champ pour faire fuir les croassements de la culpabilité.

foutez vous la paix

> Désapprendre et réapprendre (décoller ses étiquettes)

Tout cela n’est pas si simple parce que bien souvent très ancré dans notre fonctionnement, c’est bien pour ça qu’on pense que cette étiquette est définitive.

Parce qu’il est difficile de désapprendre et cela nécessite parfois de se faire aider dans notre travail, par un professionnel. Parce qu’il arrive parfois que ça soit trop gros pour nous. Et qu’on ne voit pas forcément sur quels fils tirer, pour démêler la grosse pelote de laine toute emmêlée dans notre cerveau.

Et c’est pour ça que comme évoqué dans le chapitre précédent, se créer des habitudes positives est une bonne chose. Parce que c’est plus simple, et que ça nous aide à nous rendre compte que c’est possible d’évoluer.

Parfois même ça vient crée parfois de nouvelles connexions dans le cerveau, ce qui était inconnu il y a peu devient habitude. Et c’est toujours gratifiant de voir qu’on évolue et de constater nos progrès.

Et lorsque c’est le cas, on peut même s’autoriser à prendre un temps pour s’arrêter et être fier des progrès accomplis, voire même les fêter.

Souvent même le fait de changer, nécessite de s’extraire de l’influence négative des autres. Parce que les peurs et le négatif que nous renvoient les gens, viennent nous rabaisser et nous limiter pour empêcher tout changement.

En réalité, et vous l’avez sans doute remarqué les gens qui se permettent de critiquer et de rabaisser, nagent rarement eux-mêmes dans le bonheur. Et c’est plutôt logique, puisque lorsqu’on est heureux, on ne ressent pas franchement le besoin de cracher son venin sur les autres.

C’est donc d’eux et seulement d’eux-mêmes, dont ces jugements et ces critiques parlent, alors laissez-les leur. Et n’hésitez pas à prendre vos distances avec ce négatif, pour vous protéger et vous faire passer en premier.

En faisant cela c’est comme si on se déconditionnait en quelque sorte, pour qu’on commence à se mettre en mouvement en restant loin des pressions. (Tiens ça me parle, ça ne serait pas le nom d’un site qui parle d’hypersensibilité ? 😉)

Cela passe aussi par le fait de sortir des comparaisons, et de ne plus chercher à se comparer à des personnes totalement différentes et qui surtout n’en sont pas au même stade que nous. C’est évidemment pas pertinent, surtout cela devient un moyen à peine détourné de nous dénigrer, de nous trouver moins bien que l’autre.

Alors que finalement les réussites des autres devraient être davantage là pour nous inspirer. Comme des étals de fruits au marché, dans lesquels on va pouvoir venir piocher les fruits qui nous plaisent et laisser les autres.

décoller étiquettes fausses croyances

Alors comme le dit cette illustration de Pierrick illustrateur hypersensible, maintenant qu’on a pris conscience qu’il est possible de les décoller. Il est temps de décoller des étiquettes dont on ne veut plus pour en coller de nouvelles qui nous conviennent mieux.

Parce qu’il n’y a que de cette façon qu’on peut commencer à se rapprocher de la vie que l’on voudrait mener.

Parce qu’il n’est jamais trop tard pour le faire, et que comme chaque changement prend du temps, c’est peut-être le bon moment. Et le bon moment c’est surtout quand on décide que c’est le bon moment pour soi.

désapprendre et réapprendre

Vidéo : Hypersensibilité et fausses croyances sur soi-même

Auteur/autrice

  • Hypersensible moi-même, j’ai créé ce site pour accompagner celles et ceux qui se sentent souvent “trop” ou toujours en décalage. Je dis "chocolatine" aussi 😉

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