
🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici
- Comprendre pourquoi c’est si difficile de dire non : Beaucoup d’hypersensibles pensent souvent d’abord aux autres. avant eux-mêmes. Le problème c’est que vouloir faire plaisir, éviter les conflits ou préserver le lien peut nous amener à nous suradapter, jusqu’à nous oublier. Apprendre à poser ses limites, c’est reconnaître ses besoins et ses valeurs pour que l’autre puisse les respecter (ou non parfois), mais sans culpabiliser.
- Dire non sans blesser grâce à la CNV : La CNV (communication non violente) ne consiste pas à tout accepter mais permet de s’exprimer et s’affirmer sans agresser l’autre. Même si on peut en avoir peur, dire non, ce n’est pas rompre le lien. C’est au contraire une bonne façon d’écouter ses besoin, et de donner à la relation un cadre plus sain, dans lequel chacun peut exister sans crainte d’être jugé.
- Identifier et exprimer ses ressentis : Dire non et parvenir poser une limite, demande à ce qu’on soit bien connecté à soi-même et à ce que sont nos besoins. Prendre le temps d’observer la situation sans reproche, de nommer son émotion, puis de reconnaître le besoin qui se cache derrière est essentiel. En parlant à partir du “je” plutôt que du “tu” qui peut vite être accusateur, la tension baisse et un dialogue peut se créer.
- Formuler des demandes claires et respectueuses : Une fois le besoin identifié, on peut le traduire en demande concrète. Demander ce n’est pas exiger, mais proposer à l’autre une manière de tenir compte de ce que l’on vit. En retour l’autre est libre de ne pas en tenir compte ou de dire non, c’est sa responsabilité. Dire “non” à quelque chose, c’est souvent dire “oui” à soi. L’essentiel est de préserver la relation, tout en se respectant soi-même.
- Poser ses limites pour l’estime de soi : A chaque fois que l’on ose poser une limite, on renforce cette conviction que nos besoins comptent. C’est un processus long et ce sont des étapes importantes vers une estime de soi plus solide. Ce qui peut aider c’est de repérer ces “oui” que l’on dit par peur de décevoir, ou d’être rejeté. A force de repérer ces moments où l’on n’est pas en phase avec nos besoins, on apprend petit à petit à les transformer en choix conscients.
- Quand dire non, change nos relations : Dire non n’a pas pour but de rejeter l’autre, mais révèle les relations équilibrées et celles qui ne le sont pas. Un tri se fera, certaines personnes s’éloigneront, d’autres resteront parce qu’elles respectent vos limites,. Enfin d’autres plus respectueuses de qui vous êtes, y entreront. C’est un processus, un apprentissage long parfois, mais chaque “non” exprimé est une manière de se dire un grand “oui”.
Pourquoi est-ce si difficile de poser ses limites ?
Beaucoup de personnes quelles qu’elles soient ont une tendance à vouloir faire passer les besoin des autres avant leurs propres besoins. Il s’agit d’une forme d’altruisme assez poussé, qu’ont tendance à avoir beaucoup d’hypersensibles.
Pourtant même si se préoccuper du bien-être des autres de façon désintéressée est une réelle qualité, cela ne doit pas se faire au détriment de soi-même et de ses propres besoins.
Et c’est ce qui passe lorsqu’on fait passer les autres avant soi-même. Parce qu’en s’adaptant constamment, voire en se sur-adaptant on finit parfois par s’oublier.
Et c’est tout l’intérêt d’apprendre à fixer ses limites, pour que l’autre puisse au moins les connaitre afin de pouvoir les respecter (ou non parfois). C’est également tout l’intérêt d’apprendre à dire non à ce qui ne nous convient pas, dire non à quelque chose dont on a identifié que ça allait à l’encontre d’un de nos besoins, d’une de nos valeurs parfois.
Néanmoins, étant donné que nous sommes des personnes pour qui l’autre compte, le but est de fixer des limites sans pour autant agresser l’autre. C’est ce que l’on nomme l’assertivité, et sur cet aspect que l’on va se pencher en parlant tout au long de cet article de communication non violente (CNV).
Car contrairement aux préjugés que l’on peut avoir sur ce type de communication, ce n’est absolument pas le fait de dire « oui à tout » tels des bisounours. Peut-être que les plus jeune d’entre-vous n’auront pas la référence, mais cela fait référence à des peluches et à un dessin-animé dans lesquels tous les ours sont constamment profondément gentils.
La CNV n’est pas au pays des Bisounours, elle laisse la place à chacun de dire non mais tout en préservant la relation. C’est ce qui la rend intéressante, particulièrement pour des gens qui veulent poser leurs limites de façon respectueuse.

Sortir du jugement et du reproche
> L’observation objective
En communication non violente, vous entendrez souvent parler de l’acronyme OSBD (Observation, Sentiments, Besoins, Demande). C’est le O d’observation dont on va parler dans ce chapitre.
L’observation c’est le fait de décrire une situation de façon objective et sans jugement, quelque chose qui n’est pas contestable à moins de faire preuve de mauvaise foi. On le verra un peu plus tard dans un exemple complet, mais l’observation exclut totalement le fait de juger et encore davantage le reproche.
On va tout de même prendre un exemple concret avec des chaussettes sales qui trainent dans le salon, au lieu d’être dans la panière à linge. L’observation de cette situation pourrait être quelque chose du style : « il y a tes chaussettes dans le salon », des phrases relativement neutres et basées sur des faits.
C’est totalement à l’opposé d’une phrase du type : « T’as encore laissé trainer tes chaussettes n’importe où, et comme d’habitude c’est moi qui les ramassent » , qui, elle, a tout du reproche. Le genre de phrases dans lesquelles transparait clairement l’agacement mais qui ne résout en rien le problème de fond.
L’avantage de l’observation c’est qu’elle est dépourvue d’accusation, elle n’est pas contestable. Mais en elle-même elle n’est pas suffisante, puisqu’on même pas encore pu exprimer ce que l’on ressentait vis-à-vis de la situation.

> Les sentiments que cela nous inspire
Après le O d’observation vient le S de sentiments, et qui consiste à exprimer ses ressentis. C’est donc le moment où on fait le choix de s’arrêter et prendre le recul nécessaire, pour identifier ce que l’on ressent.
Ce retour de calme permet aussi souvent d’en d’identifier la cause, même si cela n’est pas toujours simple d’y parvenir.
Le fait d’écrire ou même le fait de pratiquer une activité artistique, peut tout à fait vous aider à mettre des mots sur ce que vous ressentez. Cela permet aussi de voir quel est le besoin non comblé, qui se cache derrière cette émotion, mais cela on en reparle un peu plus tard.
C’est donc quelque chose qui se passe à l’intérieur de nous, et qui a à avoir avec ce que l’on ressent par rapport à une situation. C’est donc logique que l’on parle de soi et non de l’autre, on parle de « je » et pas de « tu ».
Pour reprendre notre exemple des chaussettes qui trainent, cela pourrait être un sentiment que l’on pourrait exprimer de cette façon par exemple « Je me sens lassé et agacé qu’elles ne soient pas dans la panière ».
C’est très différent de dire quelque chose du style : « tu m’énerves de ne jamais mettre tes chaussettes de la panière ». Dans ce cas non seulement on n’exprime pas vraiment ce qu’on ressent en restant en surface, mais en plus on bascule dans le reproche ce qui ne peut que générer du conflit.
Cela présente l’avantage que l’autre ne puisse pas se sentir accusé de quoi que ce soit. Même si bien-sûr l’autre a aussi le choix de ne pas réagir comme vous l’espériez, mais là aussi on en reparle plus tard dans l’article.
Là on parle de soi et de ce qu’on ressent sans mettre en cause l’autre, et en ayant la place d’y exprimer son ou ses besoins.
> On exprime un ou des besoin(s)
On en est au B du OSBD, qui parle de l’émerge d’un ou de plusieurs besoins à assouvir. Et lorsqu’on est un peu coupé de ses émotions, il est parfois de les identifier, c’est en ça que l’écriture peut aider.
Et il arrive parfois nécessaire de dire non à quelque chose ou à quelqu’un, pour que ce besoin soit respecté. Dans ce cas on aura en réalité poser une limite pour préserver ce à quoi on est attaché.
Pour reprendre notre exemple des chaussettes, le besoin qu’il y a derrière pourrait simplement être un besoin d’ordre. Et le besoin que peut avoir la personne que ces chaussettes sales soient à la place à laquelle on aimerait qu’elles soient, c’est à dire dans la panière..
Il y a aussi sans doute le besoin de se sentir aidé dans le quotidien, et que l’autre puisse prendre ce besoin.
Evidemment le besoin ça n’est pas « j’aurais besoin que tu arrêtes de laisser trainer tes chaussettes dans le salon, et que tu les mettes dans la panière. » Puisque là on a basculé à nouveau dans l’accusation et le reproche.
De la même façon que pour l’observation et les sentiments que ça fait naitre en nous, il est important que le besoin parte de nous et de ce que l’on ressent.
Et c’est là que va rentrer en jeu le D, c’est-à-dire le fait de formuler une demande. Et promis on va commencer à parler d’autre chose que de chaussettes.

> On formule une demande
Les demandes peuvent bien entendu, tout à fait convenir pour l’autre et répondre également à ses besoins. Dans ce cas-là, la situation est assez idéale, puisque cela convient à tout le monde.
Là on parle plutôt de formuler une demande, qui ne sera pas forcément bien reçue par l’autre. Il est important de formuler ces demandes-là qui sont là pour répondre à nos propres besoins, et qui demandent parfois à dire non l’autre et à poser ses limites.
Dans notre exemple des chaussettes (promis c’est la dernière fois). La demande pourrait simplement être : « Tu veux bien les ramasser et les mettre dans la panière stp ? »
Et en mettant tout ce qu’on a dit depuis le début cote à cote, cela donnerait quelque chose du style « Il y a tes chaussettes sales au milieu du salon (observation), cela m’agace et me contrarie (sentiments), parce qu’après une journée de boulot fatigante j’ai besoin que la maison soit en ordre (besoin), tu veux bien les mettre dans la panière stp (demande) ».
Alors bien-sûr, personne ne parle comme ça et je vous invite à formuler les choses avec vos propres mots. Mais en formulant de cette façon vous avez beaucoup plus de chances d’être entendu par l’autre. Plus de chances qu’il ne le vive (probablement) pas comme une accusation et un reproche.
L’intérêt c’est plutôt de vous montrer les différentes étapes, et d’expliquer qu’il est possible de s’affirmer et de dire non sans reproche.
Un autre exemple totalement différent pourrait être : j’ai passé une journée difficile (observation) et je ne suis pas forcément disponible pour toi, je me sens épuisé(e) (sentiments), j’aurais besoin de prendre un temps pour prendre une douche, pour pouvoir redescendre au niveau émotionnel (besoins), ça te va si on se voit un peu plus tard ? (demande).
Là on a un exemple du fait que poser ses limites à l’autre est possible simplement parce que simplement on a un besoin assez urgent à nourrir, c’est une raison suffisante. Mais on le fait en essayant d’expliquer à l’autre ce qui se passe, et en faisant en sorte de préserver ce lien à l’autre.
Bien-sûr là aussi l’intérêt était de vous présenter les étapes, tout ça est à formuler avec vos mots. Le plus important étant de vous autoriser à prendre la place qui est la votre, à vous affirmer sans culpabiliser.
Et à partir du moment où vous exprimez vos besoins sans agresser l’autre, vous n’avez aucune raison de culpabiliser pour cela. C’est cette assertivité que vous êtes en train d’apprendre petit à petit et qui aide à se forger une estime de soi.

Améliorer son estime de soi
On a vu qu’avec la communication non violente, on peut dire non avec assertivité, et donc s’affirmer. Cela a forcément un impact positif sur son estime de soi, puisqu’on réalise que nos besoins et ressentis sont légitimes et qu’il y a une place pour formuler de demande.
C’est un pas important, parce qu’on sort de la logique que l’on mobilise lorsqu’on a le syndrome du sauveur par exemple. On sort du fonctionnement que l’on pourrait avoir naturellement et qui consiste à faire passer les besoins de l’autre avant les siens.
Là c’est tout l’inverse, on apprend à prendre compte nos ressentis et nos besoins et à y accorder leur juste valeur. Avec la CNV on s’accorde cette juste valeur, celle qu’on mérite en s’affirmant tout en préservant la relation.
Une bonne façon d’avancer sur ce chemin, c’est d’apprendre à repérer les moments où l’on dit “oui” par réflexe. Ces petits “oui” que l’on dit de façon automatique et qui sont souvent dictés par la peur de décevoir ou de déranger
Le fait de parvenir à les remarquer, à les identifier pour ce qu’ils sont : c’est à dire des « oui » de complaisance, est déjà un sacré pas de fait. C’est la première étape pour pouvoir au fur et à mesure, faire des choix qui correspondent davantage à vos besoin réels.
Il va aussi arriver parfois que vous n’ayez pas besoin de passer par toutes ces étapes d’OSBD, et ça sera un bon signe, puisque cela signifiera que vous êtes dans une relation dans laquelle vous vous sentez pleinement en confiance. Et c’est vrai que lorsque vous savez que la personne sait faire preuve d’écoute et d’empathie, vous savez que vous pourrez partager vos ressentis en toute confiance.
Quand on sait que la personne en face de nous est à l’écoute, est un minimum empathique, et essaie de comprendre ce qui se passe ; il est clair que ça change tout.
Et bien entendu la réciproque est vraie, puisqu’en tant qu’hypersensible vous êtes bien souvent capable de faire preuve d’empathie.
Avec ce type de relations il n’y a pas forcément besoin de formuler systématiquement de demande, puisque l’autre personne essaiera de tenir compte de nos besoins et ressentis.

L’autre est responsable de ce qui le concerne
> Le refus n’est pas un rejet
C’est peut-être l’aspect le plus important de la communication non violente. C’est le fait que votre demande, que ce soit l’expression d’une limite ou non, puisse être refusée par l’autre.
Oui l’autre peut dire non, après tout c’est logique que chacun puisse dire non. Et justement, c’est souvent cette possibilité-là qui nous fait peur.
Parce que le fait de dire non et d’avoir la volonté de poser une limite, peut réveiller en nous la crainte d’être rejeté ou abandonné par l’autre. On a une peur, qui est d’ailleurs tout à fait légitime, d’abimer le lien qui nous unit avec cette personne, ou que ce lien se rompe.
Souvent il s’agit de peurs et de blessures bien ancrées, qui nous font penser à tort que refuser quelque chose entrainera obligatoirement un rejet. Pourtant dans une relation équilibrée et épanouissante, que ce soit en amour ou en amitié, il est censé y avoir la place pour que votre refus soit respecté.
Le fait que l’on ne soit absolument pas responsable de la façon dont l’autre va réagir, est une réalité parfois difficile à admettre.
Et c’est vrai que le fait de vous exprimer de façon non violente, ne vous garantit absolument pas que l’autre va vous comprendre. L’autre a le choix de vous écouter ou non de tenir compte de ce que vous dites ou de ne pas en tenir compte.
Il a le choix d’essayer à son tour de communiquer de façon non violente ou au contraire de ne pas le faire, et de vous juger et de vous dénigrer. La personne a le choix, mais elle en endosse la responsabilité, ça ne sera en aucun cas la votre.
Lorsque vous communiquez vous êtes responsable uniquement de ce que vous dites ou faites, et pas de ce que fait ou dit l’autre. Il n’y a pas à se sentir coupable des réactions des autres, surtout lorsque de votre côté vous avez fait de votre mieux pour préserver la relation.
Et il est vrai que ça fait pas forcément plaisir, d’avoir en face quelqu’un qui ne tient pas compte de vos demandes et ressentis. Alors même que vous les avez exprimé sans reproche, alors même que de votre coté vous tenez compte des siens.
Ce sont des situations dans lesquelles on se sent pas bien, que personnellement j’ai vécu dans le passé. Et que vous avez sans peut-être déjà vécu sur le plan amical ou amoureux, ce sont des situations douloureuses
Souvent elles sont le signe que vous êtes en train d’évoluer, c’est donc bien plus positif que ça en a l’air. On le comprend en prenant quelques instants le point de vue de l’autre personne.
> Souvent un tri se fait
Jusqu’à présent pour l’autre personne c’était ambiance « open bar », puisque vous faisiez passer ses besoins avant les vôtres. Il y a des chances que la situation lui convienne, puisqu’il (ou elle) n’avait pas spécialement besoin de prendre en compte de prendre vos besoins.
A présent que vous l’obligez à les prendre en compte et qui plus est de façon respectueuse, là ça peut commencer à coincer. Cela coince puisque les règles du jeu de la relation que l’autre avait écrites, volent en éclat.
Il y a un changement des règles du jeu, un changement des règles de la relation. Et dans ce cas, la logique devient souvent assez binaire soit l’autre personne en tient compte et la relation s’améliore soit elle n’en tient pas compte.
Bien entendu si l’autre n’en tient pas compte, ça met clairement à mal le fait que la relation puisse continuer à l’avenir. Clairement on est face à un blocage, et vous ferez assez rapidement le constat que la relation n’est pas équilibrée ni harmonieuse et ne peut pas vous épanouir.
C’est le processus parfois douloureux de l’affirmation de soi et qui a pour conséquence que certaines personnes sortiront de votre vie. Bien souvent c’est pour laisser la place à d’autres, qui parce que vous avez évolué, sont là pour vous faire davantage de bien.
Apprendre à dire non l’autre, c’est finalement la meilleure voie pour se dire oui à soi.
> Apprendre à dire non : un chemin vers soi
En fixant ses limites on n’est pas dans une logique de confrontation. Il n’y a pas de vainqueur ou de vaincu, il y a des gens qui respectent leurs limites et qui ont envie de prendre soin de la relation.
- Le fait de dire est un processus, ce n’est pas une méthode à appliquer sans discernement, ni une fin en soi.
- C’est un apprentissage qui se fait à un rythme qui nous est propre, et dans lequel la culpabilité doit être tenue éloignée le plus possible.
- chaque “non”, chaque limite posée, est un pas de + qui est fait vers une relation plus juste, avec soi et avec les autres ;
C’est tout à fait normal d’avoir peur, et que le chemin nous semble difficile mais on avance. Dire « non » n’est pas une « victoire » sur les autres, mais pour soi.

Vidéo : Apprendre à dire non pour faire respecter vos limites
🦥Le paresseux voudrait vous dire un petit mot (rien d'obligatoire)
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