
🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici
- Jalousie ou envie ? Contrairement à l’envie, qui vient du fait de se comparer aux réussites des autres. La jalousie est bien souvent l’’expression d’une peur de perdre ce que l’on possède (ou ce que l’on pense posséder). Elle est le signe que quelque chose ne va pas en nous, que l’on a très probablement des peurs bien ancrées et des blessures en nous qui ne demandent qu’à guérir.
- Cela se passe en soi : Le fait d’être envieux ou jaloux abîme forcément les relations avec les autres. Elle montre aussi que l’on doute de notre valeur et que notre confiance en nous n’est pas au beau fixe. C’est sans doute intéressant de la voir comme une invitation à prendre soin de nous et de nos besoins.
- Le cas de la tromperie : Dans le cas de la jalousie au sein d’un couple, il arrive qu’elle trouve son origine dans des comportements suspects inhabituels de son (sa) partenaire. Pour autant il est tout de même intéressant de prendre du recul nécessaire pour se demander, quel besoin en nous aurait besoin d’être satisfait (besoin d’être rassuré ou de sécurité affective, par exemple). La jalousie, de par la colère qui y est exprimé , détruit encore davantage le lien, c’est donc un cercle vicieux à briser.
- Quand c’est trop : Il arrive aussi que la jalousie soit telle, que rien de ce qui peut être dit ou fait ne peut rassurer. Parce que le besoin d’amour est un tel trou béant, que personne d’autre ne peut le combler. C’est très souvent le signe de blessures et d’insécurités qui nous dépassent, et pour lesquels un accompagnement et un suivi peuvent être des aides précieuses. Pour que cette jalousie se calme enfin.
- Avancer pas à pas : Le fait d’identifier ce que sont nos besoins, permet de commencer à mettre en place des choses dans sa vie afin de les satisfaire. Comme n’importe quel apprentissage, cela prend du temps. Mais il n’y a qu’en prenant soin de soi, et en faisant des choix pour mener une vie qui nous correspondra davantage, que l’on parvient à prendre conscience que l’on a de valeur et qu’on retrouve une véritable estime de soi. Les gens heureux n’ont pas besoin de jalouser qui que ce soit.
Pourquoi est-on jaloux ?
De la jalousie ou simplement de l’envie ?
La jalousie est vraiment le sentiment tabou par excellence, celui dont on a inévitablement honte lorsqu’on le ressent. Il faut dire que c’est une émotion particulièrement mal vue, et pas du tout admise ni acceptée socialement.
Pourtant c’est un sentiment qui est assez commun et auquel beaucoup de personnes sont finalement confrontés, qu’elles en soient à l’origine ou qu’elles la subissent. Que ce soit bien-sûr dans les relations amoureuses, mais pas que. On peut retrouver la jalousie dans toutes les relations aux autres : familiales, amicales, professionnelles … etc
Et puis il y a l’envie, que l’on peut parfois confondre avec cette jalousie, et qui est bien souvent moins mal vu par les autres, que la jalousie. Pourtant en se montrant envieux, on peut tout à fait ressentir ce même sentiment de honte, et même se sentir coupable de ressentir cela.
L’envie c’est peut-être un sentiment encore plus universel que la jalousie. Parce qu’elle peut se manifester simplement après s’être comparé aux autres, et notamment à leurs succès (ou à ce qu’on pense être leur succès).
C’est parce que l’on sent moins bien en comparaison de l’autre et de son succès (réel ou supposé), que l’on peut se sentir envieux
La jalousie, elle, est davantage une manifestation de peur, la peur de perdre quelque chose que l’on possède ou que l’on pense posséder. Souvent il s’agit de peurs bien ancrées en nous et de blessures profondes, comme celle d’être rejeté, ou abandonné ou même parfois trahi.
Comme d’autres émotions, l’envie et la jalousie sont là pour nous envoyer un signal et pas forcément celui que l’on pense au premier abord. Parce qu’au final ces émotions ne nous apprennent rien de plus sur les autres. Les autres sont comme ils sont et on n’a de toute façon pas la possibilité d’y changer quoi que ce soit.
En réalité ces émotions sont là pour nous, pour en apprendre davantage sur nous-même. C’est même là que leur présence a un intérêt, celui de nous alerter sur quelque chose qui ne va pas en nous.
Et c’est pas franchement simple ni confortable, de se dire que le problème (s’il y en a un) peut venir de soi. Cela demande à sortir d’un réflexe souvent naturel, celui de ne plus rendre systématiquement les autres responsables de notre propre malheur.
On ne le fait pas forcément de façon volontaire, et il faut dire que lorsqu’on est hypersensible, on a forcément une façon de fonctionner différente de la norme. On peut donc être amené à ce que les autres ne comprennent pas nos différences dans la façon de penser et de fonctionner.

Cela se passe en soi
Pourtant là, le chemin à suivre pour essayer de sortir de cette émotion, qui malheureusement abime les relations, il est en soi. Et on l’arpente en commençant à explorer en soi ce qui nous rend triste, nous frustre ou nous agace.
Comme la notification sur le téléphone, C’est donc le signal qui vient nous alerter que des choses dans notre vie ne nous conviennent pas. Sans doute même qu’au fur et à mesure de notre réflexion, on va constater que nous menons une vie qui n’est pas forcément tout à fait alignée avec qui nous sommes et ce à quoi on aspire.
Dans ce cas là d’ailleurs le fait d’être envieux, peut tout à fait être une formidable locomotive pour prendre des décisions importantes dans sa vie et amorcer des changements. Dans ce cas là, la comparaison avec les autres devient même bénéfique, parce qu’elle devient une source d’inspiration pour soi et de motivation pour accomplir ses propres progrès.
La jalousie, elle, nous envoie le signal d’une certaine résistance au changement, et même d’une peur qu’on ne contrôle plus et qui nous dépasse. C’est le signe aussi que l’on doute de sa propre valeur et que notre estime de soi n’est pas non plus au beau fixe.
Ce sont des signes qui nous invitent à davantage nous occuper de nous-même et de prendre soin de nos besoins. Encore faut-il savoir quels sont nos besoins et ce à quoi on aspire vraiment.

Le cercle vicieux de la jalousie
Le cas de la tromperie
Et cela passe par le fait de bien comprendre ce qui se joue avec la jalousie. Comme on l’a dit un peu plus haut dans l’article, la jalousie c’est avant tout une peur de perdre ce que l’on a (ou ce que l’on pense posséder).
Pour savoir ce qui se cache derrière cette réaction et comprendre ce qui se passe en nous, il nous faut nous arrêter et prendre ce recul sur nous-même. C’est même le moment de commencer à rentrer en soi, et à s’interroger en se posant des questions simples.
Des questions pertinentes qui peuvent être par exemple : « Qu’est ce qui cause cette réaction de jalousie ? De quoi aurions nous besoin pour qu’elle n’apparaisse plus ? Qu’est ce qui serait de nature à nous rassurer ? ». L’intérêt de ces question est d’essayer de centrer nos réponses sur soi et non pas sur le comportement de l’autre.
Et il est vrai qu’il n’est pas toujours simple de répondre à ces questions, et bien souvent c’est le fait d’écrire qui peut vous aider à mettre des mots sur ce dont vous auriez réellement besoin.
S’agissant de la jalousie, le plus souvent on a simplement un besoin de ressentir de la sécurité affective, ou le besoin d’être réassurer sur l’amour que l’on nous porte.
Et là c’est sans doute le bon moment de l’article, pour dire quelque chose d’important. Il arrive que la jalousie que l’on ressent, puisse tout à fait se justifier au regard du comportement qu’adopte l’autre personne.
Prenons l’exemple tristement banal d’une tromperie dans un couple : si vous constatez que votre conjoint(e) adopte des comportements inhabituels et très suspects notamment par des attitudes de dissimulation, alors cela peut venir nourrir en vous une certaine méfiance.
Pour autant, ça ne va pas justifier pas la violence verbale ou physique qui peut résulter de cette jalousie, la nuance est là et elle est fondamentale. Parce que c’est donc bien notre façon de vivre l’événement, et notre façon de parvenir ou non à gérer cette émotion.
C’est tout le problème de ce genre de situation. La jalousie engendre bien souvent de la colère exprimée sans aucun recul, les mots employés y sont donc violents et entraîne inévitablement des conflits. C’est donc bien les mots employés, les accusations et les reproches émis, qui vont durablement détériorer la relation et créer une méfiance et une distance réciproque.
Et finalement c’est cette distance et cette défiance réciproque, qui peuvent venir encore davantage nourrir la jalousie, et continuer à détériorer encore davantage la relation. Malheureusement, on ne peut pas donner un meilleur exemple de ce qu’est un cercle vicieux..
La priorité est donc d’essayer de sortir au maximum de ce mode communication, en privilégiant la communication non violente.
Comme pour la colère, on ne donc va pas régir à chaud, sous peine de tout détruire. On va préférer formuler des demandes à l’autre en fonction de nos besoin, et fixer des limites si nécessaire.
Pour reprendre notre exemple de la tromperie : en admettant que notre besoin soit de pouvoir être rassuré sur le fait que l’amour de l’autre soit exclusif, nous pouvons poser des questions à l’autre et fixer des limites que l’on peut juger nécessaire.
En face l’autre est libre d’écouter ou non, d’en tenir compte ou non et assume la pleine responsabilité de ses choix. Et nous, à notre tour, nous allons nous positionner face à la réponse (ou l’absence de réponse) de l’autre.

Quand c’est trop … c’est trop de jalousie
Et puis souvent, il arrive que les mots et les actes qui sont censés rassurer ne suffisent pas. Et qu’en réalité la jalousie soit telle, que rien de ce qui puisse être dit ou fait ne pourra vous rassurer.
Parce que sans vous que vous en ayez eu forcément conscience, il y a un énorme trou à l’intérieur de vous que personne d’autre ne pourra venir combler. Un besoin d’amour que rien ni personne ne pourra combler. Un besoin d’amour, qui fait également que la vie mettra sur notre chemin, des personnes qui ne nous conviendront pas réellement
Alors lorsque cela prend des proportions incontrôlables, et que ces schémas se répètent à l’infini, c’est le signe de quelque chose qui ne va pas, de plus profond. C’est aussi le signe d’une très faible confiance en soi et en sa propre valeur.
C’est le signe de blessures, d’insécurités et de résistances qui sont en vous, et qui sont sans doute plus grande que vous, elles vous dépassent. Alors si vous en ressentez le besoin, cela peut être une bonne idée d’être suivi par un thérapeute compétent, qui vous aidera à en identifier l’origine et vous accompagnera dans cette démarche.
Si vous êtes dans cas-là, alors vous pouvez vous féliciter d’en avoir pris conscience. Parce que c’est le signe que vous avez fait ce chemin, le signe que vous parvenez à être suffisamment lucide pour sortir d’un déni pourtant bien plus confortable.
Car même si c’est inconfortable ou douloureux, vous venez de faire la partie du chemin la plus importante. Et vous pouvez vous autoriser à ne plus vous sentir coupable et même être fier(e) de vous d’avoir entrepris cette démarche.

Pas à pas on évolue
Ce qu’il y a de chouette avec les besoins, c’est lorsqu’on commence à trouver les moyens de pouvoir les nourrir. Mais généralement le problème qui se pose c’est qu’on trouve que ça fait beaucoup, beaucoup, trop de changements. En clair cela demanderait de changer beaucoup trop de choses dans sa vie, de la chambouler même totalement, avec le risque de perdre pied.
Alors de façon naturelle, et finalement même assez logique, on choisit de rester dans un status-quo. On choisit de ne pas choisir, et de ne rien changer parce que le chantier à venir nous semble bien trop gros, difficile voire même totalement impossible.
C’est ce qui fait qu’on procrastine aussi souvent et qui rend quasiment impossible la possibilité de tout changement ou évolution.
Si par exemple vous avez identifié deux démarches qui répondent à vos besoins profonds qui demandent à effectuer des changements profonds dans votre vie.
Par exemple une reconversion professionnelle et le fait de mettre fin à votre relation amoureuse actuelle qui ne vous convient plus. Alors cela peut être une bonne idée de ne pas entreprendre les deux en même temps, mais l’un après l’autre en commençant par le plus urgent.
Parce que mener les deux de front, c’est prendre le risque que « ça fasse trop » de changements à mettre en place et d’émotions intenses et de fatigue à gérer.
Mais même lorsqu’on en choisit qu’une seule, se lancer dans une démarche d’évolution est de toute façon quelque chose de difficile, et qui ne peut s’envisager que sur un temps long.
De toute façon, rien ne peut changer du jour au lendemain, comme on ne peut pas non plus se défaire de sa jalousie du jour au lendemain. Alors il faut accepter de décomposer ce grand défi en une série d’étapes plus simples, et petit pas par petit pas avancer vers son objectif.
Le changement c’est l’exact opposé du miracle, c’est lent et cyclique.
Et si jamais on procrastine et qu’on se sent découragé, le mieux sera de se souvenir de ce qui nous a poussé à nous lancer dans ce changement.

Et la jalousie dans tout ça ? Plus besoin
Vous vous posez peut-être la question du rapport avec la jalousie ? C’est simplement parce que le fait d’évoluer, de se rendre compte que l’on en est capable, ça change tout y compris sur cet aspect-là.
Parce que cela permet petit à petit de mener une vie qui nous correspond davantage. En gardant à l’esprit que tout ne sera pas parfait, et que vous aurez toujours des problèmes qui vont survenir et qu’il faudra vous résoudre. Mais petit à petit vous retrouvez confiance en vous et vos capacités.
Et en parvenant à mettre en place des changements positifs, on prend conscience que l’on a de la valeur, que l’on a pas pas à se sentir moins bien que les autres. Et que même en réalité, on n’a pas quoi de quoi être jaloux ni envieux de qui que ce soit.
On choisit d’accorder davantage d’importance à nos besoins et à notre évolution, qu’à ce que font ou ne font pas les autres.
Et d’ailleurs les gens qui vont bien et qui sont pleinement épanouis, ne consacrent pas leur énergie à dénigrer ou jalouser les autres. Ils se content d’aller bien, et consacrent leur énergie à la gestion de leurs propres problèmes,
Le chemin à suivre pour sortir de cette jalousie ressemble donc à celui que vous allez tracer. De parvenir à identifier ce que sont vos besoins et comment les nourrir. Et il faut bien dire que souvent cela passe par le fait de guérir de certaines vieux trucs qui viennent plomber nos ailes.
On repousse souvent ce travail, parce que cela signifie tout changer, c’est bien trop difficile, cela bouscule bien trop de certitudes. Alors que finalement on peut voir ce chemin, comme une série de petites étapes, loin d’être si compliquées que l’on pense.
Et c’est en fêtant toutes nos petites victoires, qu’on commence à prendre conscience que l’on a de la valeur.
Vidéo : Hypersensibilité et jalousie
🦥Le paresseux voudrait vous dire un petit mot (rien d'obligatoire)
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