
🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici
- Les hypers particulièrement concernés : Le burn-out concernerait au moins ⅓ des salariés dont 13 % en burn-out sévère. Du fait de la sur-stimulation sensorielle, de l’intensité émotionnelle, mais aussi du fait que les hypersensibles prennent parfois beaucoup (trop) sur leurs épaules. Les hypersensibles sont bien plus exposés que les autres à l’épuisement émotionnel, professionnel, voire généralisé.
- La fatigue : Par empathie pour les autres, les hypersensibles peuvent faire prendre d’altruisme en rendant service à quelqu’un d’autre. On en fait davantage pour éviter que l’autre vive une situation inconfortable. On est également souvent dans l’analyse du comportement des autres, et dans la sur-analyse s’il est inhabituel. Tout ça nous fait ressentir des fortes émotions de culpabilité, de colère ou de tristesse ; ce qui nous fatigue encore davantage.
- Le syndrome du sauveur : Lorsqu’on a identifié ce qui ne fonctionne pas, on aura parfois une tentation assez naturelle à vouloir en faire +. Jusqu’à parfois oublier de poser des limites aux autres, mais aussi d’oublier nos propres besoins (de repos notamment) et nos propres limites. Personne ne peut assumer la charge de plusieurs personnes, ne peut donner plus qu’il ne reçoit, sans au final finir s’épuiser. Quand le burn-out est là, c’est le corps qui finit par nous arrêter.
- Certains signes avant-coureurs : Fatigue chronique et troubles du sommeil. Maux de tête, migraines ou douleurs. Irritabilité et sentiment de vide. Sentiment d’échec permanent. Anxiété, stress, tristesse persistante voire dépression. Perte d’intérêt et retrait social. Toute tâche nous semble insurmontable. On ne prend plus soin de soi.
- S’appuyer sur ses ressources : Le burn-out est une vraie maladie pour laquelle il est souvent nécessaire d’arrêter. Et vous n’avez pas à culpabiliser pour les autres du fait d’être arrêté. Pour des cas d’harcèlement, essayez de vous appuyer sur les délégués du personnel et la médecine du travail afin de commencer à envisager des solutions. Vous avez besoin de lenteur et de réapprendre à prendre soin de vous au travers d’activités que vous aimez. Voir vos proches en qui vous avez pleinement confiance va vous faire du bien.
- Se reconstruire : Lorsqu’on vit un burn-out il est souvent nécessaire d’être suivi par un(e) psychologue afin d’identifier pourquoi vous vous êtes engagé dans ce processus jusqu’à l’épuisement. Le but est de ne pas reproduire les mêmes causes, et de mieux équilibrer sa vie pro et personnelle. En fixant des limites bien plus claires, afin de pouvoir couper les soirs et les jours de repos / congés. Bien souvent les personnes qui ont vécu un burn-out changent totalement de vie, pour justement pouvoir plus facilement faire cet équilibre. Ce burn-out devient le début d’un renouveau
Les hypers en première ligne face au burn-out
Le burn-out est un épuisement émotionnel, physique, mental, qui trouve très souvent son origine dans le monde professionnel.
Néanmoins il arrive parfois que le monde du travail ne soit pas à l’origine de cet épuisement, et que le burn-out trouve son origine dans la sphère personnelle. Et il est vrai que l’on est beaucoup plus exposé à l’épuisement lorsqu’on se retrouve dans une relation déséquilibrée dans laquelle on aura tendance à donner plus que ce que l’on reçoit, dans une relation où on l’on prend le rôle du sauveur de l’autre.
Mais finalement qu’elle qu’en soit l’origine, le burn-out a pour conséquence un épuisement généralisé qui impacte la vie pro comme la vie personnelle. Et s’en remettre demande à bénéficier d’une réelle prise en charge et d’un suivi de sa maladie, et une bonne dose de patience.
Le burn-out n’est malheureusement pas un effet de mode, comme le pensent certaines personnes, ce sont des faits bien avérés. D’après une étude réalisée début 2022 par OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine, 34 % des salariés seraient en burn-out dont 13 % en burn-out sévère, soit environ 2,5 millions de personnes.
Et on ne va pas se mentir, entre les stimuli du travail, la sur-stimulation au niveau des sens et les émotions intenses, les personnes hypersensibles sont davantage exposées que les autres à l’épuisement émotionnel et à l’épuisement professionnel.
Une étude de Golonka & Gulla (2021) sur 516 employés montre que la sensibilité sensorielle, mesurée à l’aide de l’échelle HSPS (Highly Sensitive Person Scale développée par Elaine Aron, que l’on pourrait traduire en Français par « échelle de haute sensibilité »), est fortement liée à des symptômes de burn-out comme l’épuisement et le désengagement.
C’est parce que nous avons des caractéristiques et une façon de fonctionner différente de la norme, parce que nous avons davantage le syndrome du sauveur voire même au niveau pro le syndrome de l’imposteur, que nous pouvons nous retrouver davantage exposé au burn-out.
Dans cet article, on va voir comment on peut parvenir à préserver notre santé mentale, à composer avec notre côté « trop » dans une société qui manque bien trop souvent de sensibilité.

La fatigue des hypersensibles
Bien entendu être hypersensible c’est vivre de l’intensité émotionnelle, mais également parvenir à capter les émotions des autres. C’est particulièrement le cas lorsqu’on est empathique et donc qu’on parvient à se mettre à la place des autres.
Parfois par empathie afin de rendre service et d’éviter à l’autre de vivre une situation inconfortable, on pourra être amené à faire davantage. Il sera important de parvenir à poser des limites et d’oser dire non, mais on en reparlera un peu plus loin dans l’article.
Être hypersensible implique également le fait de vivre une stimulation au niveau d’un ou de plusieurs sens, ce que l’on nomme hyperesthésie. C’est particulièrement le cas dans le monde professionnel, où les sollicitations en tout genre sont fréquentes et bien souvent inévitables.
C’est ce qui se fait qu’on peut finir par être sans cesse occupé, se disperser et au final ne plus avoir de temps pour les autres. Dans ces moments-là on a même du mal à s’occuper de ce qui devrait être prioritaire, et même à déterminer que c’est prioritaire parce que tout est perçu comme urgent.
Et puis il y a aussi le fait d’avoir des pensées en continu, jusqu’à ce qu’elles deviennent parfois envahissantes. elles deviennent une espèce de flux permanent mêlées à tout un tas d’émotions (souvent négatives) qu’il est difficile de calmer.
On se retrouve souvent à analyser voire à sur-analyser les comportements des autre surtout s’ils sont inhabituels, et aussi les situations. On pourra tour à tour éprouver tout un tas d’émotions différentes comme de la culpabilité ou de la colère.
Comme le cerveau des hypersensibles tourne à plein régime, il est en réalité souvent dans l’hypervigilance, comme toujours en alerte.
C’est tout cela qui explique qu’une personne hypersensible fatigue bien plus rapidement qu’une personne qui ne l’est pas, et a donc davantage besoin de repos. Vous l’avez compris cela n’a rien à voir avec une supposée fainéantise mais avec une façon de fonctionner beaucoup plus et même beaucoup trop énergivore.
Mais dans un monde du travail où il nous est demandé, d’être réactif, adaptable aux changement, où l’on est sollicité en permanence ; il est difficile voire impossible de ralentir.
Surtout qu’à force de tout analyser et tout chercher à comprendre, on comprend assez vite ce qui ne fonctionne pas et ce qui peut être améliorable, parfois même avant tout le monde. Et pour peu que l’on soit particulièrement altruiste, ce qui est le cas pour beaucoup de personnes hypersensibles, on va se sentir investi d’une mission : une mission de sauveur.

Le syndrome du sauveur pose problème
C’est parce qu’on a identifié ce qui n’allait pas et que la situation telle qu’elle est nous semble insupportable, que l’on va vouloir déplacer des montagnes. Que l’on va vouloir prendre davantage sur ces épaules et pallier aux défaillances de notre milieu professionnel.
C’est aussi parce qu’à ce moment-là notre perfectionnisme a souvent pris le dessus sur le reste. On veut faire les choses bien, voire très bien et continuer à pouvoir fournir un travail de qualité dont on se sentira fier.
Alors aura aussi tendance à mal évaluer ce que « faire + » implique et présumer de nos forces en nous en sentant capable alors qu’il n’en est rien Dans ce moment-là on est dans l’empathie excessive, jusqu’à oublier même d’écouter ses propres limites et ses propres besoins.
Parce qu’on se pense capable d’assumer tout ça et de parvenir à pallier aux défaillances de notre entreprise ou organisation. Jusqu’à ce que finalement, on se mette en tête l’idée que l’on n’a pas d’autre choix que celui d’en faire +.
Cela se manifeste de façon très concrète par une charge de travail supplémentaire, et on peut se retrouver à faire seul le travail qui incomberait normalement à plusieurs.
On peut également retrouver ce processus dans le domaine personnel, dans le cadre d’une relation familiale, amicale ou amoureuse par exemple.
Parce qu’on se sur-investit dans la relation et qu’on veut se montrer disponible en permanence pour l’autre en se sur-adaptant à l’autre. On peut finir par être totalement épuisé d’une relation, qui ne fonctionne que dans un seul sens, où l’on a le sentiment de plus donner que recevoir.
C’est encore davantage vrai lorsqu’on a des difficultés à dire non, et qu’on ne parvient pas à poser des limites. Ainsi on peut se retrouver encore davantage chargé en travail et en responsabilités, mais aussi en stress et en anxiété, ce qui va encore davantage amplifier le phénomène.
Une personne qui en fait plus que ce qu’elle est capable de faire, finit par ne plus écouter ses émotions ni même ses ressentis notamment physiques. Comme coupé de ses émotions, la personne finit par ne même plus prêter attention aux premiers symptômes physiques que lui envoie son corps.
Les éventuelles douleurs, maladies sont autant de signaux envoyés par le corps pour indiquer que ça ne va pas ; mais qu’on se refuse à voir tant on est enfermé dans un tunnel sans fin.
Jusqu’au jour où le burn-out est là, et là c’est le corps qui vous arrête. Parce qu’avec le burn-out, on est passé bien au delà de la fatigue passagère. Là on est dans un tel état d’épuisement mental et physique, qu’il est impossible de continuer à vivre une vie telle qu’elle était avant.
C’est bien au-delà d’une mauvaise période seulement passagère, puisque le burn-out marque inévitablement une rupture dans la capacité à gérer les exigences professionnelles. Les tâches deviennent insurmontables, c’est donc un épuisement général qui a forcément un impact sur sa vie personnelle et familiale.

Hypersensibles : comment se protéger le plus possible du burn-out
Reconnaître les signes avant-coureurs d’un burn-out
Si vous avez un doute, J’ai listé quelques-uns des signes précurseurs d’un futur épuisement général. L’intention n’est pas de faire peur, mais de mettre en évidence les signaux dont il faut tenir compte, et qui peuvent vous aider à prendre conscience qu’il y a un problème.
Quelques symptômes physiques précurseurs d’un burn-out :
- Fatigue chronique : On se sent constamment épuisé, même après une bonne nuit de sommeil.
- Troubles du sommeil : On éprouves des difficultés à s’endormir, on fait des insomnies et on a des réveils nocturnes
- Maux de tête, migraines ou troubles digestifs : Parmi les symptômes physique les plus courants
Quelques signes émotionnels précurseurs d’un burn-out :
- Irritabilité : On se sent comme à fleur de peau, et la colère peut vite monter.
- Sentiment d’échec permanent: On a l’impression de ne pas être à la hauteur, et ce peu importe les efforts que l’on fait.
- Épuisement émotionnel : On se sent vide, et on a l’impression de ne plus rien pouvoir donner.
- Anxiété ou dépression : La tristesse, le stress et l’anxiété durent dans le temps.
Quelques signes comportementaux précurseurs d’un burn-out :
- Négligence personnelle : Comme on est en mode guerrier(e), on néglige complètement son propre bien-être et sa santé
- Retrait social : On n’a plus d’énergie pour les interactions sociales, y compris parfois avec des personnes proches.
- Perte d’intérêt : Pour des choses qui autrefois nous intéressaient.
- Baisse de performance : Le travail et même les tâches du quotidien deviennent insurmontables.

Repenser son environnement de travail Et savoir dire non
Lorsque nos sens sont particulièrement sensibles aux stimuli extérieurs, le but est de se protéger autant que possible.
Une étude menée pendant la crise du COVID-19 aux Pays-Bas a conclu que les personnes avec une forte sensibilité sensorielle rapportaient plus de stress perçu et plus de symptômes de burn-out (épuisement, altération cognitive ou émotionnelle).
Et en réalité on le comprend très bien, et on est nombreux à l’avoir expérimenté dans la vie réelle.
Par exemple si vous êtes sensibles au bruit, il vous sera difficile de travailler dans des environnements bruyants type chantiers ou open-space. Dans la mesure du possible il vous faudra peut-être utiliser un casque anti-bruit ou solliciter du télé-travail si cela est possible.
Et puis au delà des stimulations, il y a la nécessité de ne pas dire oui à tout, et de parvenir à poser des limites afin de ne pas alourdir encore davantage votre charge de travail.
Or lorsqu’on a envie que nos relation avec les autres se passent bien et que l’on appréhende les conflits, que l’on cherche même à les éviter, dire « non » est quelque chose de difficile. C’est un apprentissage qui prend forcément du temps, mais qui est nécessaire parce qu’il permet d’honorer vos besoins.
Petit à petit vous apprendrez à vous affirmer d’une façon qui vous ressemble, en formulant des phrases du type « je comprends, mais ma charge de travail est telle que je ne peux pas prendre en charge cette mission ». Parce que c’est de vos besoins et de vos limites dont il est question, et qu’ils ne doivent pas passer après ceux d’autres personnes.
Vos besoins et vos propres limites sont prioritaires sur le reste, parce c’est sur eux que reposent votre bonne santé mentale. et c’est lorsque vos besoins et vos limites ne sont plus respectés, que ça va mal.
Il y a aussi des cas où les limites posées, et les aménagements possibles ne suffisent pas. Dans ce cas c’est peut-être même votre domaine d’activité ou votre métier qu’il vous faut repenser, afin qu’ils fassent davantage sens
Si par exemple vous êtes sensibles aux odeurs, Il y a des métiers qui seront presque incompatibles avec cette caractéristique. Comme les métiers de soignants, ripeurs ou bien d’agents d’entretien.
C’est parce que nous avons une façon de fonctionner différente de la norme, que nous sommes obligés d’avoir une vigilance particulière sur ce qui nous convient ou non au niveau professionnel. Le but étant même de trouver un domaine d’activité ou un métier qui puisse convenir à nos caractéristiques d’hypersensible.
S’appuyer sur des ressources
On l’a vu cet épuisement professionnel n’est pas juste une fatigue, c’est une vraie maladie qui rend parfois nécessaire le fait de devoir s’arrêter. Et même si c’est parfois difficile de s’arrêter parce que l’on pense (à tort) qu’on ne peut pas, c’est parce qu’on ne se l’autorise pas.
C’est parce qu’on a du mal à renoncer au costume du sauveur que l’on a revêtu, que l’on ne peut pas faire ça aux autres et les abandonner. Pourtant personne n’a à vous en vouloir d’avoir des problèmes de santé, dans ces cas précis s’arrêter est pourtant la meilleure solution.
Parce que c’est ce qui permet de simplement couper le processus qui vous amené à cet état. Ce qui va vous permettre de naturellement ralentir, et de recommencer petit à petit à prendre soin de vous.
Lorsqu’on est épuisé on a naturellement besoin prioritairement de se reposer, en essayant bien entendu de retrouver un sommeil régulier et bien plus réparateur. Mais ce n’est pas que ça, se reposer c’est aussi faire des choses que l’on aime, et qui font sens pour nous.
C’est le moment de vous lancer dans des activités que vous aimez, ou des nouvelles qui vous attirent et que vous pourriez aimer. Pour vous aider à commencer, essayez de lister sur un papier tout ce que vous aimez fort, allez y franchement.
Gardez ce papier précieusement, pour pouvoir le ressortir et piocher dedans une idée, un jour où vous seriez trop indécis pour savoir ce que vous voudriez faire.
Lire, aller marcher, cuisiner, pratiquer le yoga, méditer, faire du sport, écrire, dessiner, peindre, regarder un film : sont des exemples d’activités possibles et qui sont (indirectement) des façons de se reposer.
Il y a bien entendu aussi la cohérence cardiaque et la méditation, qui permettent en se concentrant sur la respiration de calmer le flux de pensées dans votre tête, et même de s’en détacher.
Et puis au delà de prendre soin de soi, il y a également des autres, ceux dont on s’isole parfois (par manque de temps et d’énergie). C’est sans doute le moment de passer de bons moments avec vos proches en qui vous pouvez avoir confiance.
Si vous savez que vous pouvez leur faire confiance, vous pouvez tout à fait (si vous le souhaitez) leur parler de ce que vous traversez. Cela fait toujours du bien de se sentir écouté et même compris.
Suivant la situation que vous vivez et particulièrement dans des situations de harcèlement professionnel, il sera également essentiel de trouver appui auprès de délégués du personnel ou de la médecine du travail. Parce que les ressources qui font du bien, c’est souvent aussi des personnes.
Lorsqu’on commence à s’approcher dangereusement du burn-out ou qu’on y a malheureusement déjà basculé, il faut donc essayer de s’appuyer sur tout ce qui nous permet de souffler et nous reconstruire. Et en rentrant pleinement dans cette démarche, vous pouvez simplement être fier de vous.

Se reconstruire après un burn-out
Le rôle du soutien professionnel dans la reconstruction
Le burn-out laisse derrière lui une terre brûlée, c’est donc logiquement qu’après son passage vient le temps de la reconstruction.
Alors lorsqu’on vit un burn-out, il est indispensable de bénéficier d’un accompagnement et d’un suivi médical. Parce qu’au delà de l’arrêt de travail, ce suivi médical permet (théoriquement) une véritable prise en charge de votre épuisement.
Si vous en ressentez le besoin le fait d’aller consulter un ou une psychologue peut également être une bonne idée. Car cela peut vous aider à identifier pourquoi vous vous êtes engagé dans ce processus où vous en avez fait toujours + jusqu’à vous épuiser.
N’hésitez pas à changer de professionnel si besoin, il est important qu’à ce stade vous puissiez évoluer dans une relation dans laquelle vous vous sentez en confiance. Avoir en face de vous quelqu’un qui comprenne ce qu’est la sensibilité est sans doute un pré-requis indispensable.
Équilibrer vie professionnelle et vie personnelle
Les mêmes causes produisant inévitablement les mêmes effets, et afin de ne pas revivre le même épuisement il va être indispensable de ne plus mener la même vie qu’avant le burn-out.
Comme on l’a beaucoup évoqué dans le chapitre concernant les ressources, cela va passer inévitablement par le fait de prendre soin de soi.
Il s’agira bien souvent de trouver un meilleur équilibre entre sa vie pro et et sa vie perso, en faisant en sorte que le professionnel ne vampirise pas tout. Cela va passer par le fait de faire des pauses régulières et d’avoir des véritables jours de repos et de congés afin de pouvoir consacrer du temps et surtout de la disponibilité d’esprit à ses proches.
Cela va sans doute passer par le fait de mettre en place des actions concrètes, éteindre le téléphone pro (si vous en avez un), désactiver les notifications, ne pas consulter la boite mail pro. Cela veut dire aussi qu’il va falloir parfois dire non.
Mais on sait bien que c’est pas forcément évident de mettre en place tout ça, dans le même environnement de travail qui vous a vu sombrer. Cela n’est pas impossible évidemment, mais cela s’avère impossible pour beaucoup de personnes.
C’est pour ça que le burn-out est pour beaucoup de personnes, l’occasion d’un départ vers une autre vie très différente, généralement plus calme et plus authentique. L’occasion même d’exercer un métier qui fera bien plus sens pour nous.
Une vie qui laissera davantage la place à la vie personnelle, et facilitera l’équilibre entre les deux. Une vie où il sera même possible d’avoir un créneau horaire rien que pour vous, une espèce de créneau horaire « sanctuarisé » pour exercer une activité qui vous plait.
Le burn-out c’est la fin d’un ancien monde qui a fini par cramer pour vous permettre de laisser la place de construire votre nouvelle vie qui vous correspondra sans doute mieux. Et même si le chemin est long et difficile, vous allez y arriver.

Références scientifiques
- van den Boogert, F., Spaan, P., Sizoo, B., Bouman, Y. H. A., Hoogendijk, W. J. G., & Roza, S. J. (2022). Sensory processing, perceived stress and burnout symptoms in a working population during the COVID-19 crisis. International Journal of Environmental Research and Public Health, 19(4), 2043.
- Golonka, K., & Gulla, B. (2021). Individual differences and susceptibility to burnout syndrome: Sensory processing sensitivity and its relation to exhaustion and disengagement. Frontiers in Psychology, 12, Article 751350.
Vidéo : Hypersensibilité et burn-out
🦥Le paresseux voudrait vous dire un petit mot (rien d'obligatoire)
Si cet article vous a aidé, vous pouvez soutenir notre travail en nous offrant un café (virtuel)☕ de 2 € ou du montant de votre choix, ça nous encourage pour continuer à créer du contenu gratuit et de qualité, merci ❤️
Je participe !



