
🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici
- Parce qu’on le vit comme un échec : Lorsqu’on s’est beaucoup investi dans une relation, et qu’on a parfois fait tout ce qui était possible pour la sauver, qu’on s’est parfois même sur-adaptés jusqu’à s’oublier. Il est particulièrement difficile de sortir du déni et d’admettre que la relation ne nous convient plus. Cela demande à renoncer aux espoirs que l’on avait placé dans cette relation, mais plutôt qu’un échec c’est davantage un signe que vous avez la volonté d’évoluer. En laissant derrière vous une relation dans laquelle vous ne vous épanouissez pas.
- La peur de se retrouver seul(e) : Comme le fait d’être en couple est bien plus valorisé par la société que le fait d’être célibataire, beaucoup de personnes ont peur de la solitude. Il faut dire qu’elle n’est pas forcément confortable car on se retrouve confronté à nos vieux démons qui peuvent ressurgir. Pourtant se retrouver seul(e) est essentiel afin de se reconstruire, en faisant des activités seul ou avec des proches. Le but est de prendre soin de soi.
- On a encore des sentiments : Le fait d’avoir encore des sentiments pour la personne, peut nous faire rester dans des relations qui ne sont pas saines. Malheureusement les sentiments ne suffisent pas toujours, et quand l’amour fait régulièrement pleurer ou souffrir, ça n’est plus réellement de l’amour. Au bout d’un moment on finit par comprendre qu’on ne peut pas changer l’autre, on sort de notre rôle de sauveur. Et on comprend qu’on mérite mieux.
- Pas le bon moment : Parce qu’un déménagement coûte cher. Ou parce qu’on estime que l’on n’a pas encore tout fait pour sauver son couple. C’est souvent pas encore le bon moment. Puis il finit par y avoir un ou plusieurs déclencheurs qui nous aident à dépasser cela et à prendre la décision définitive de partir. Dans la mesure du possible essayez d’être autonome financière, et si cela n’est pas suffisant faites vous accompagner par des assistant(es) sociaux.
- Les enfants : Lorsqu’on a des enfants avec la personne, c’est souvent la principale raison qui explique que l’on reste. Et c’est tout à fait logique de faire de leur bonheur une priorité. Ils sont assez intelligents pour comprendre la situation et ressentent suffisamment bien les émotions pour percevoir que vous êtes malheureux(se) (particulièrement s’il ou elle est hyper). Le meilleur moyen de rendre un enfant heureux c’est de lui donner le repère d’un parent heureux et épanoui.
- L’emprise : Que ce soit les pervers narcissiques ou des personnes qui utilisent des techniques de manipulation (ce que font aussi les PN), le but est d’utiliser des techniques de manipulation afin de vous garder sous leur contrôle. Ce phénomène d’emprise psychologique finit par priver les personnes qui en sont victimes de leur estime de soi, et les enferme dans une prison mentale dont il est très difficile de sortir. Si vous vivez cela essayez de vous faire aider par des proches et des professionnels, et dès que c’est possible : fuyez.
Les galères en amour des personnes hypersensibles
Beaucoup d’hypersensibles galèrent en amour, et vont parfois d’échecs en échecs sans vraiment comprendre pourquoi. Il est vrai qu’étant donné notre façon de fonctionner différente des autres, c’est parfois compliqué pour nous d’être compris par l’autre.
Il faut dire aussi qu’on a souvent des blessures bien profondes dont on n’a pas forcément conscience et qui viennent nous saboter. Celles qui expliquent que l’on reproduise parfois inexorablement les mêmes schémas.
C’est tout ça qui expliquent le fait qu’on puisse attirer des personnes manipulatrices, voire des dans certains cas pervers narcissiques.
Attention néanmoins à ne pas confondre cette notion de pervers narcissique avec des profils de personnes manipulatrices dont on reparlera un peu plus loin dans l’article. Et à ne pas les confondre non plus (et c’est de loin les plus nombreux) avec des personnes qui se comportent de façon égoïste, immature ou simplement stupide.
Même si bien entendu cette réalité là existe, les pervers narcissiques (PN) existent et peuvent profiter des qualités d’empathie et d’altruisme en se nourrissant des blessures de certains hypersensibles.
L’appellation PN que vous voyez un peu partout sur les réseaux sociaux est donc à prendre avec des pincettes, sans pour autant nier le mal qui a été fait et la souffrance ressentie. Tout le monde n’est pas un(e) PN, il s’agit d’un diagnostic médical précis qui ne peut être posé que par un professionnel.
Cette difficulté dans les relations amoureuses, elle se présente aussi parce qu’il est souvent difficile de mettre fin à une relation qui ne nous convient pas ou plus. Certaines personnes hypersensibles restent dans une relation qui ne leur convient pas, tout en s’interrogeant sur l’avenir de la relation.
Parfois même quand on a l’impression d’avoir tout essayé, il arrive même que l’on ne s’investisse plus du tout dans la relation. Que l’on ait même « lâché », ce qui n’est pas franchement bon signe pour l’avenir de la relation.
Et quand quelqu’un d’altruiste comme peuvent l’être beaucoup d’hypersensibles se met en retrait d’une relation, c’est aussi le signe que la personne commence à vouloir se recentrer sur elle-même.
Car en réalité, si on a autant de mal à partir de ce genre de relations, c’est pour tout un tas de raison qui en apparence sont tout à fait valables, mais qu’on peut également tout à fait questionner.
Pourquoi c’est si difficile de partir ?
> Cela serait admettre que l’on a échoué
On est tous les mêmes il est parfois compliqué de reconnaitre, que l’on a eu tort ou que l’on s’est trompé. Cela fait même un peu partie de la nature humaine.
D’ailleurs énormément de personnes qui se retrouvent prises dans des histoires, continueront à nier qu’ils ne sont pour rien, alors même qu’il y a parfois des preuves accablantes. C’est parce que le fait de reconnaitre que l’on s’est trompé, demande à avoir fait un certain cheminement.
Dans chaque évolution on passe par plusieurs phases, et la première est toujours un peu la même et souvent la plus difficile à réaliser : sortir du déni. Cela demande à avoir pris un minimum de recul sur la situation, pour pouvoir voir clairement ce qu’il en est de notre situation.
Comme lorsqu’on dézoome au niveau de l’appareil photo pour que tout ce qu’on voulait photographier rentre sur la photo. On voit les choses clairement et dans leur globalité.
Il est dommage que ce soit difficile d’admettre qu’on s’est planté. Alors qu’en réalité il n’y a rien de plus humain, comme toutes les histoires elles ont un début et une fin.
La relation avec cette personne a débuté à un moment donné de votre vie, qui n’est plus le même aujourd’hui. Parce que sans doute que votre partenaire et vous-même, vous avez évolué de façon différente.
Et même si c’est difficile de faire une croix sur ses rêves d’amour éternel, que ça agit sur nous comme un seau d’eau froide qui nous est balancé dans la tronche. C’est pas parce que le réveil fait mal, qu’il n’est pas bon pour vous, au contraire.
Et finalement au lieu de le voir comme un échec, on peut le voir comme le signe que vous voulez évoluer. Mieux, quand on finit par parvenir à mettre fin à une relation qui ne nous convient plus, en réalité on s’autorise même à évoluer vers autre chose qui nous convient davantage.
Le fait de partir de ce qui ne nous rend plus heureux, de ce qui nous fait souffrir, est davantage une réussite qu’un échec. Et même si c’est quelque chose que l’on ne peut pas dire à l’autre, partir c’est également faire un cadeau à l’autre en le libérant d’une relation qui ne fonctionne plus.
Et c’est d’ailleurs ce qui se passe quand les deux personnes se quittent, tout en parvenant à rester en bons termes. Si les deux parviennent à être dans cette optique, ils retiendront le positif de leur histoire tout en admettant que ça n’a pas fonctionné.
Ce qui peut également nous retenir dans un couple qui ne nous rend pas heureux, c’est la peur d’être seul(e).

> La peur de se retrouver seul(e)
Beaucoup de gens ont en réalité peur de la solitude, parce qu’elle n’est pas franchement valorisée par la société. Ce qui est valorisé dans notre société c’est le fait d’être en couple, les célibataires eux sont souvent montrés du doigt par les autres.
Surtout c’est lorsqu’on se retrouve seul face à soi-même que certaines blessures peuvent ressurgir. C’est ce qui rend la solitude inconfortable, surtout quand on la compare au plaisir de partager des choses en couple.
Et souvent c’est vrai que c’est difficile de faire seul(e) les activités que l’on faisait à deux. Pourtant si vous vous en sentez l’énergie, le fait d’y parvenir va vous donner un sacré supplément d’estime de vous. Vous pourrez vous faire confiance et être fier(e) d’avoir franchi ce pas que vous ne passiez jamais pouvoir faire.
C’est aussi cette peur d’être seul(e) qui explique que de façon consciente (ou non), certaines personnes soient déjà à la recherche d’un(e) autre partenaire. Mais le problème qu’il y a à se remettre en couple trop tôt après une rupture, ce que l’on prend le risque de ne pas avoir fait le deuil de la relation précédente.
Cette relation aura tout de la relation « tampon », c’est à dire une relation qui sert à guérir de ses blessures mais pour laquelle on n’est pas encore prêt(e). C’est pour cela qu’on la nomme parfois aussi relation « pansement », et elle ne fait du bien à personne.
C’est donc aussi l’avantage de se retrouver seul(e), cela nous permet de faire le deuil de la relation et de prendre (vraiment) soin de nous. Et on y reviendra un peu plus tard dans l’article, cela permet de guérir de ce qui nous a fait mal.
Le moment d’une rupture amoureuse, c’est aussi le moment où on est davantage soudés avec nos proches. C’est aussi ce soutien qui aide à traverser cette période compliquée au niveau des émotions et du moral.
Alors oui c’est parfois difficile de redevenir célibataire, mais lorsque cela arrive dans tous les cas on continue à vivre notre vie. Une vie qui nous convient mieux que celle d’avant et qu’on construit pas à pas.

> On a encore des sentiments
C’est toujours compliqué de mettre fin à une relation parce que bien souvent on a encore des sentiments pour la personne. Pourtant ce qu’on est forcé de constater c’est que les sentiments ne suffisent pas toujours.
Et que ce qui compte dans une relation c’est la façon dont elle se passe, et si elle est saine ou non. Si elle vous rend heureuse ou si elle vous fait bien trop souvent pleurer.
Il y a une citation que j’aime bien, c’est « Si tu trouves l’amour, difficile, compliqué, douloureux étouffant. Repose-le, C’est une contrefaçon »
En réalité les choses sont simples, on n’est pas censé souffrir dans une relation, ça n’est pas ça l’amour. Et d’ailleurs on a des sentiments parce qu’on a gardé dans notre tête cette image d’amour idéal, celui qu’on a souvent en début de relation, que l’on voudrait retrouver.
Parce que souvent les hypersensibles empathiques voient plus loin, ils ou elles voient le potentiel de la personne et ce que pourrait être la relation. Alors quand c’est le cas on se raccroche à cette image, parfois c’est une espèce de nostalgie du début de relation.
Souvent c’est parce qu’on est encore dans notre rêve de cette potentielle relation idéale. Mais en restant dans ce doux songe on ne vit plus vraiment, on reste dans l’attente d’un potentiel futur changement de l’autre, qui a de très grandes chances de ne jamais arriver.
Il faut bien se dire que personne n’a envie d’être le « méchant » de l’histoire en quittant l’autre, c’est pas confortable de voir l’autre souffrir surtout quand on a encore des sentiments. C’est pour cela que c’est un processus qui prend du temps, et que bien souvent on va vouloir faire tout ce qu’il est possible de faire avant mettre fin à la relation.
Alors on se dit que comme on est très empathique on va pouvoir aimer pouvoir deux, et on va pouvoir sauver l’autre ou le guérir. Vous savez ce fameux syndrome du sauveur.
Sans se poser la question de savoir si l’autre en face a réellement envie qu’on le sauve. Sans vouloir voir que l’autre ne ressent pas toujours la même chose que nous.
Parce que dans notre esprit, on pense (à tort) que plus on va s’adapter à l’autre, plus on va lui montrer qu’on l’aime, et plus la personne nous aimera en retour. Mais les choses ne marchent pas comme ça, et ce qui compte c’est d’être dans une relation avec quelqu’un avec qui on est compatible et dans laquelle on puisse s’épanouir pleinement.
Alors on finit par comprendre qu’avoir des sentiments alors même que la relation est toxique, cela ne compte plus vraiment. Quand ça se passe mal ce qui devrait compter en premier c’est de ne plus souffrir, et même s’autoriser à laisser entrer davantage de joie dans notre vie.

> Ce n’est pas le bon moment
Déjà parce que le fait que ce genre de décision demande à être bien mûrie avant d’être prise, cela demande du temps avant d’être prêt. Il faut être parvenu à être sorti du déni dont on parlait un peu plus haut dans l’article.
Et puis c’est tout bête mais certaines périodes de l’année ne s’y prêtent pas vraiment. Je pense aux fêtes de fin d’année, ou lorsqu’on est sur un lieu de vacances, ou encore même l’anniversaire du (ou de la) partenaire.
Mais même sans parler de ces moments particuliers, on ne va pas se mentir ce qui peut être bloquant dans la vraie vie, c’est vraiment l’aspect financier. Les déménagements et tous les frais que cela peut engendrer, gérer la garde des enfants, décider de ce qu’on fait pour des animaux sont autant de situations matérielles qu’il vous faut gérer.
Si votre situation financière est difficile, faire le point avec un(e) assistant(e) social(e) peut vous aider à y voir plus clair sur les dispositifs existant et ce qui est faisable ou non. Dans la mesure du possible, essayer de viser au maximum votre autonomie financière, car cela va considérablement vous aider à reprendre votre liberté de choisir de rester ou de partir.
Quand on ne dépend pas de son ou sa partenaire, on a davantage confiance en soi que lorsque ça n’est pas le cas, on peut davantage s’affirmer et faire les bons choix pour soi.
Souvent ça peut ne pas être pas le bon moment, parce que psychologiquement on ressent le besoin d’avoir mis en oeuvre tout ce qui est possible afin de pouvoir « sauver » son couple. Et c’est lorsqu’on a épuisé toutes les idées possibles, et que l’on s’est épuisé également, que l’on finit par finalement prendre conscience rien ne fonctionne.
Et finalement la décision de partir, on a tendance à la reporter, parce qu’on pense que sur-adaptant encore et encore. Et on finit par la prendre à cause d’un ou plusieurs éléments déclencheurs qui nous feront prendre conscience que ce n’est plus possible de rester.
En réalité c’est sans doute ça le bon moment, c’est quand c’est nécessaire. Et c’est dans ces moments, que ne pas le faire serait de la procrastination.
Dans ces moments-là ce qui peut nous bloquer, ce sont les fausses croyances sur soi « je ne rencontrerai plus personne de bien » « je foire toutes mes relations ». Comme on procrastine cette décision de partir, qui devient pourtant objectivement de plus en plus évident, cela ne fait que renforcer et auto-valider toutes ces croyances.
Ce sont ces fausses croyances sur lesquelles il faut faire un travail, mais vient un moment où il faut faire ce pas. Parce que c’est en vivant des expériences, que petit à petit on sort des ces fausses croyances.
Et l’avantage de cette prise de décision tardive, c’est qu’il s’agira d’une décision mûrement réfléchie. Et lorsque interviendra la rupture, vous serez déjà davantage détaché de la relation.
Vous aurez en quelque sorte commencé votre deuil amoureux avant votre (ex) partenaire, ce qui ne veut pas dire non plus dire que vous n’allez forcément tout le temps bien vivre cette rupture.
Après la rupture vous aurez forcément des hauts et des bas, un peu comme un deuil dans lequel on passe par différentes phases de tristesse et de colère plus ou moins longues. Avant de finir par accepter la situation, et s’en libérer, parce que oui tout finit toujours par passer.

> Les enfants
« Je ne peux pas partir, il y a les enfants » est peut-être le principal point de blocage pour des personnes qui ont eu un enfant un ou plusieurs enfants avec le (la) partenaire qu’ils envisagent de quitter.
Et effectivement le bien-être des enfants est une perspective à ne pas prendre à la légère. En tant que parent, c’est même la priorité absolue, la boussole qui guide nos décisions.
Et souvent on s’imagine que nos enfants seront malheureux du fait que leurs parents se séparent. Mais sans avoir réellement pris conscience qu’ils le sont bien davantage au milieu de deux parents qui se déchirent et sont malheureux.
C’est sûr que c’est pas ce qui était prévu à la base, pour autant en y réfléchissant objectivement, les enfants sont forcément davantage heureux si leurs parents le sont.
Cela signifie que dans pas mal de situations, la séparation peut être la meilleure solution possible.
N’imaginez pas vos enfants comme autre chose que des éponges, pour qui vous êtes le modèle sur lequel il se base et qui lui donne des repères. Ils captent votre état d’esprit, vos émotions, et ils comprennent bien ce qui se passe.
Et si vous êtes hypersensibles, il est tout à fait possible que votre enfant le soit également, et que comme vous il soit un véritable radar émotionnel. D’où l’importance de prendre soin de vous et de votre bonheur, pour que vos enfants puissent l’être également.
Parfois on est d’accord sur le mode de garde des enfants et parfois on ne l’est pas, dans les deux cas c’est une bonne idée de passer devant un juge afin de poser les choses noir sur blanc. Parce que cela permet de vous sécuriser l’esprit sur ses questions, en ayant à disposition cette protection si besoin.

> L’emprise
Vous vous souvenez qu’en tout début d’article, on a parlé des pervers narcissiques. Là on va parler d’un phénomène que vivent justement les victimes de PN et plus largement des personnes manipulatrices : c’est le phénomène d’emprise.
L’emprise psychologique c’est lorsqu’une personne parvient par des techniques de manipulation à exercer sa domination sur l’autre, jusqu’à la priver de sa volonté propre.
Souvent c’est par l’alternance de paroles « gentilles » afin de gagner votre confiance, puis de reproches et de culpabilisation afin de vous garder sous son emprise.
Souvent ces personnes manipulatrices vont avoir recours à du gaslighting qui a pour but de priver la victime la possibilité même de se défendre. Ces personnes là n’hésiteront pas à nier les faits ou même à les manipuler à leur avantage.
Bien entendu ils n’hésiteront pas dès que cela est possible à vous en rendre coupable. Parfois ça va jusqu’au point de faire douter la victime de ce qu’elle ressent, de ce qu’elle voit.
Et bien entendu quand on est sous cette emprise psychologique, il est très difficile de partir.
Cela demande à parvenir à identifier que l’on est entré dans ce phénomène et d’avoir suffisamment de ressources pour parvenir à partir. Ce qui est loin d’être évident, car lorsqu’on est sous emprise on a perdu toute estime de soi et on est très souvent persuadé d’être une mauvaise personne.
C’est loin d’être évident parce qu’on sait que chercher à échapper aux griffes de la personnes qui nous manipule, va inévitablement apporter des conflits et de la violence psychologique mais aussi trop souvent physique.
Si vous êtes dans ce cas, essayez de vous faire aider par votre entourage et par des professionnels, et dès que possible fuyez. Il en va de votre santé.
Parce que se libérer d’une relation qui ne nous convient pas, voire toxique, c’est ouvrir la porte au fait de prendre soin de soi. Quand on a été sous emprise c’est une période nécessaire pour guérir des traumatismes que l’on a pu subir.
C’est ce qui permet de se lancer dans un travail, et se reconstituer une véritable estime de soi.
A ce moment là on recommence à vivre pour soi et ses proches, et puis qui sait peut-être que la prochaine personne qui rentrera dans votre vie, sera la bonne. Celle qui vous mérite et le vrai amour que vous méritez aussi.

Merci à Manuela pour sa relecture, et sa contribution à cet article 😊
Vidéo : Quitter une relation qui nous fait souffrir
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Un peu fatigant tous ces sites qui posent l’hypersensible en victime systématique qui cherche à sortir d’une relation toxique comme vous dites. C’est parfois, souvent le partenaire dit normal qui doit supporter cette alternance d’émotions et qui se fait quitter sans préavis et sans raison apparente. Normalité et souffrance ça existe aussi. Pourquoi l’hypersensible quitte « sans raison »?
Bonjour,
Je pense qu’il y a une incompréhension, l’article est bien plus nuancé que cela et décrit plutôt les raisons qui pourraient nous pousser à rester dans une relation qui ne fonctionne pas et qui ne nous rend pas heureux. Je ne crois donc pas vraiment que l’on puisse quitter quelqu’un « sans raison », puisque justement pour parvenir à partir d’une relation, à franchir le pas, il faut lever tout un tas d’obstacles potentiels listés dans l’article.
Là où je vous rejoins, c’est sur le fait que les choses ne sont pas aussi binaires que certains pensent, et que justement le but est de sortir de cette logique gentil d’un côté, méchant de l’autre. Parce que c’est pas le fond du problème, on se fout de savoir qui est gentil ou méchant, le constat c’est que la relation ne nous rend pas heureux, au moins pour un des deux.
Les séparations c’est toujours un moment douloureux quoiqu’il arrive, et je vous envoie du courage si vous êtes en train de traverser ce genre d’événements …