Hypersensibles : retrouver la joie… et lui laisser sa vraie place

hypersensible retrouver sa joie

🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici

  1. S’autoriser à être authentique : Quand autour de nous des personnes sont en souffrance, il arrive que notre empathie déborde un peu et qu’on se sente mal à notre tour. Pourtant nous n’avons pas à prendre sur nos épaules le malheur des autres. Nous pouvons également nous autoriser à ressentir de la joie, même si cela peut déranger certains esprits grincheux.
  2. La joie est contagieuse : Même dans des contextes professionnels normalement sérieux, il peut toujours y avoir la place pour des contacts humains chaleureux. Car contrairement à ce que certains pensent, on peut être joyeux tout en ayant une attitude professionnelle. Si vous avez cette lumière, ne la laissez pas s’éteindre car elle est contagieuse pour les autres ou pour vous-même.
  3. Des fois, c’est pas la joie : Il y a des moments dans la vie où l’on vit des épreuves difficiles, des moments où il est normal que la joie ne soit plus là. Même si elles sont très désagréables, autorisez vous à vivre ces émotions négatives. La tristesse, la colère voire la détresse que vous vivez finiront par se calmer. Et même si vous l’avez momentanément perdue (et c’est bien normal), votre joie finira par revenir. Vous n’êtes pas votre tristesse.
  4. La gratitude : Dans des périodes difficiles, celles où il nous arrive beaucoup d’emmerdes. on peut finir par ne plus voir le positif. Écrire tous les soirs 3 choses pour lesquelles nous nous sentons reconnaissant, permet de voir ce qu’on ne voit plus. Cela permet de prendre conscience que du positif existe également, cela vient donc remettre de l’équilibre et davantage d’objectivité dans votre esprit.
  5. Attention aux “voleurs de joie” : Même si on a le droit de se sentir mal, certaines personnes sont parfois dans la négativité et la toxicité permanente au point de pomper l’énergie de leur entourage. Vous avez le droit de vous protéger, en vous éloignant le plus possible de ce qui vous rend anxieux et stressé. N’hésitez pas non plus à vous couper des informations en continu particulièrement anxiogènes, si quelque chose d’important se produit, vous finirez par le savoir.
  6. Quitter le mode survie : Quand la vie nous semble si lourde, que l’on consacre le peu d’énergie qui nous reste à gérer les obligations du quotidien. On est comme coupé de ses émotions et donc la joie. Alors avant que votre corps ne vous arrête, essayez de vous arrêter et de vous reposer en faisant des activités que vous aimez, en prenant soin de vous. Dans ces moments là on retrouve de la joie dans une vie plus simple sans doute aussi plus lente.

La joie trop souvent étouffée

La joie c’est cette douce émotion que l’on aime tant ressentir, qui nous procure de la satisfaction et même du plaisir. Souvent elle est là parce qu’un de nos besoins ou désirs a été satisfait, que ce soit réel ou même simplement dans son imagination.

Mais le propre de la joie c’est aussi qu’elle n’a pas forcément de raison d’être en elle-même, il n’y a même pas forcément besoin de la justifier en quoi que ce soit. Parce que contrairement aux émotions négatives, lorsqu’on ressent de la joie on n’éprouve pas forcément le besoin de comprendre pourquoi.

On se sent simplement bien et on est simplement dans l’expression de cette belle énergie.

On pourrait même dire de la joie qu’elle est un peu plus qu’une émotion, qui par définition n’est qu’éphémère, c’est davantage un élan. Parce qu’en réalité être joyeux c’est s’autoriser à se montrer vrai et authentique.

Vous êtes sans doute régulièrement confrontés dans votre vie à des contextes où les gens se sentent moroses, tristes, voire totalement résignés. Dans nos vies personnelles mais surtout dans le monde professionnel, on vit beaucoup de situations qui laissent finalement peu de place de joie.

Il faut dire aussi que beaucoup de personnes se sentent en souffrance, et que nous en tant qu’hypersensible on oublie rarement notre empathie dans la boite à gants de la voiture. Et cette empathie elle est souvent difficile à doser, à tel point qu’on a vite fait de prendre sur nos épaules le malheur des autres.

Bah oui la colère ou la tristesse peut être contagieuse au point de venir gommer la joie que pourtant nous ressentions. Mais cette joie n’est pas partie si loin pour autant.

Parce qu’en réalité c’est compliqué d’assumer notre joie quand les autres se sentent tristes. On se trouve comme emportés par l’énergie du lieu, où toute expression de joie finirait par sembler suspecte.

Personnellement et j’imagine que c’est le cas d’autres personnes, j’ai énormément du mal à m’épanouir dans des contextes trop sérieux ou trop pesants. J’ai besoin de sourire, de rire, c’est cette chaleur humaine qui me nourrit et me fait sentir bien.

Parce que ma joie est là et ne demande qu’à s’exprimer.

Il faut dire aussi que dans un contexte professionnel, la joie, les sourires et les rires sont trop souvent vus comme un manque de professionnalisme. Bien entendu, il y a des contextes et des moments où le rire et la bonne humeur n’est clairement pas approprié, tout est une histoire de discernement.

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La joie est contagieuse

Parce que même dans des contextes sérieux, il y peut toujours y avoir la place pour des contacts humains chaleureux. Des instants pour un mot gentil, un sourire, même pour un petit trait d’humour dont la qualité n’est pas toujours au rendez-vous.

Encore faut-il qu’on ne la juge pas comme suspecte, et comme l’ennemi du travail comme c’est trop souvent le cas. Alors que bien entendu ‘il n’en est rien.

Car contrairement à ce que certains croient, être d’humeur joviale n’empêche pas d’avoir une attitude professionnelle et de faire un travail de qualité. Au contraire même, puisqu’il est tout de même fort probable quelqu’un qui se sent bien, sera bien plus efficace dans son travail.

Et on a tous rencontré ou on connait tous des personnes qui sont comme ça, de véritables rayons de soleil sur pieds. Avec la joie et le sourire chevillés au corps, ce qui relève parfois de l’exploit (surtout le lundi matin à 8 heures).

Peut-être même que cette personne c’est vous, oui vous qui sans vous en rendre compte, êtes ce rayon de soleil pour les autres.

Parce que oui comme pour le négatif, le sourire et le rire sont contagieux. Et c’est donc pour cela qu’il faut essayer de ne pas les laisser s’éteindre, parce que la joie apporte tant aux autres et aussi à soi-même.

C’est aussi un cercle vertueux qui se met en place pour nous-même. Et c’est quand on ressent de la joie, qu’on ressent en nous un véritable regain d’énergie.

C’est avec ce dynamisme retrouvé qu’on parvient aussi à entreprendre des choses.

C’est parce qu’on ressent cette joie, que rempli d’enthousiasme, on a encore davantage envie de nourrir nos propres besoins. Mais pourtant parfois la vie nous rattrape et la joie se prend quelque bleus à l’âme.

joie est contagieuse

Quand la vie se remet à pleuvoir

Il y a des moments où la vie nous met à l’épreuve à la suite d’un accident, d’un deuil, d’une catastrophe ou d’autres choses encore. Dans ces moments là si particuliers, il est tout à fait normal que la joie ne soit pas là.

Il est même sain que des émotions jugées comme négatives soient là. Parce qu’on ne peut de toute façon pas être positif tout le temps, et qu’on n’a de toute façon pas à se sentir coupable d’aller mal.

C’est d’ailleurs ce qui fait de nous des êtes humains sensibles, et non pas dénués de sentiments, tel des robots sans chair.

Alors même si les émotions négatives sont inconfortables, il ne sert à rien d’être dans le déni et de faire comme si elles n’existaient pas. Ces émotions ne disparaitront pas pour autant, au contraire elles auront tendance à s’installer en vous sous des formes pas sympas.

Vous avez donc le droit de laisser votre joie se reposer, et d’accueillir l’émotion qui est là. Et de pleurer autant que vous en aurez besoin et dans les moments où vous aurez la possibilité de le faire.

C’est le revers de la médaille d’une émotion comme la joie, et l’énergie d’amour qui s’en dégage. Être joyeux c’est aussi une façon d’ouvrir son cœur et d’aimer, au moins pour un instant la vie.

C’est cette ouverture à la joie qui nous rend authentique, mais aussi davantage vulnérable .Ajoutez à cela le fait que nous vivons les émotions de façon très intenses, et vous avez un cocktail détonnant.

Un cocktail où la joie est bonheur, et où la tristesse peut prendre des couleurs de détresse. Cela fait partie malheureusement du risque lorsqu’en tant que sensible on s’ouvre à la joie et à la vie, on s’expose à souffrir.

Pour autant la tristesse que vous pouvez ressentir ne vous définit pas en tant que personne, vous n’êtes pas le désarroi que vous vivez. Rappelez-vous que même si vous l’avez momentanément perdue vue, votre joie n’a pas pour autant disparue.

Rappelez-vous qu’elle se repose et qu’en temps voulu vous saurez retrouver le chemin pour la ressentir de nouveau.

Dans un deuil notamment, il y a au milieu de cet océan, parfois un petit éclat de joie qui surgit. Celui où il ne revient le souvenir de beaux moments que l’on a passé avec une personne aujourd’hui disparue.

Des moments où les larmes ne seront sans doute pas loin, de même qu’un léger sourire aussi. Un rayon de soleil qui point le bout de son nez au milieu des larmes, c’est bien comme ça que se forment les arc-en ciel, non ?

Pour nous aider à voir que la joie peut être cachée un peu partout, la gratitude existe.

joie parfois impossible

Prendre conscience du positif

La gratitude c’est le fait de se sentir heureux et même reconnaissant pour ce que l’on a. Et il faut avouer que c’est parfois difficile de l’être, surtout quand rien ne se passe comme on le voudrait.

Lorsqu’on traverse des journées ou même les périodes de notre vie où il nous arrive beaucoup d’emmerdes, on peut finir par ne plus voir ce qu’il peut y avoir de positif. A tel point qu’on finit par se convaincre qu’il ne nous arrive rien de positif, tant il est éclipsé par le négatif.

Comme notre attention est focalisée sur ce qui nous préoccupe et nous coûte de l’énergie, on ne voit plus le positif quand il est là. Alors on pense, à tort, qu’il n’y en a pas.

Avoir de la gratitude ce n’est pas nier que l’on vit des émotions négatives, on a le droit de ressentir ça et d’avoir des pensées pas franchement optimistes. Ce n’est certainement pas de chasser les pensées négatives en adoptant la « positive attitude » à tout prix, ça n’est certainement pas le but.

Il faut sans doute revoir la gratitude comme une façon de remettre un peu d’équilibre et d’objectivité dans notre esprit.

Pour vous y aider, je vous propose si vous le souhaitez de mettre une espèce de rituel. Vous pourriez par exemple décider de noter dans un carnet tous les soirs, trois choses pour lesquelles vous vous sentez reconnaissant(e).

Cela peut être des événements qui se sont déroulées dans la journée, ou simplement des choses ou des personnes qui vous rendent heureux. Et il n’y a pas forcément besoin que ce soit exceptionnel, pour que vous puissiez ressentir cette gratitude.

Le fait de les noter un carnet, leur donnent une existence concrète. Et à force de les noter régulièrement sur ce carnet, il peut finir par devenir une espèce de journal de gratitude, auquel vous allez vous tenir parce qu’e vous vous rendez compte qu’il vous fait du bien.

Parce que oui cela fait du bien de chercher en soi ce qu’il y a de positif, et d’en prendre pleinement conscience. Cela ne fait pas disparaitre tout le reste bien entendu, mais cela ramène de l’objectivité et même de la joie là où il n’y en avait plus.

Pour retrouver sa joie, il est également parfois nécessaire de mettre des limites voire de la distance.

gratitude joie

Vade retro voleurs de joie

Il y a des moments dans la vie où l’on doit cesser de faire passer les autres avant soi-même, où l’on doit même se faire passer en premier. Parce qu’il en va de notre propre bien-être, souvent même de notre santé.

Cela passe parfois par le faire de dire non aux autres, et à tout ce qui ne nous convient pas. Cela implique donc de poser des limites et mettre autant de distance que possible, notamment aux personnes qui « vampirisent » votre énergie.

Bien entendu que les autres ont le droit de se sentir mal, mais là ce n’est plus de ça dont on parle, c’est le stade au-dessus

C’est le genre de personnes qui vous envoient du négatif à la figure, au point de vous faire sentir coupable d’être qui vous êtes. Alors dans ce cas, pour retrouver la joie il faudra parvenir à se détacher des regards réprobateurs.

Parce qu’en réalité retrouver sa joie ou même la garder, c’est avant tout se couper de ce qui nous en enlève, ce qui nous rend anxieux, stressé. C’est pour ça que se couper des information en continu est toujours une bonne idée, tant elles sont anxiogènes.

Parce que sinon, comment va t’on faire pour éprouver de la joie, si nous consacrons une bonne partie de temps à constater que « le monde va mal » et à quel point il fait peur. Cela finit inévitablement par façonner notre vision du monde, un monde qui va mal et nous, nous dans tout ça ? Inévitablement nous irons mal avec lui.

Rassurez-vous même en se coupant de ces flux incessants, on ne peut de toute façon vivre totalement coupé du monde. Cela signifie que l’on finira être au courant de ce qui est important.

C’est donc pour cela qu’en coupant les infos, on ne fait pas l’autruche pour autant. Parce que même en ne suivant pas les infos on peut tout de même être conscient de ce qui dysfonctionne, mais tout en préservant notre hygiène mentale.

Parfois le problème que l’on rencontre, c’est que l’on est simplement coupé de ses émotions.

fuir le négatif

Quitter le mode survie

Le mode survie c’est celui celui dans lequel on a même des difficultés à s’empêcher de râler régulièrement. parce que toute notre vie nous semble lourde. C’est comme emprunter un long tunnel dont on ne voit pas la fin.

Quand on est en mode survie, on consacre le peu d’énergie qu’il nous reste à essayer de gérer comme on peut toutes les obligations du quotidien. Comme on est occupé en permanence on finit souvent par se couper de ses émotions, en réalité quand nous sommes en mode « combat » nos émotions seront comme anesthésiées.

Ce mode survie est là pour nous protéger d’une trop grande souffrance, mais il nous protège aussi du positif. Quand on est tout le temps en train d’essayer d’éviter de se noyer, on peut difficilement respirer la joie et c’est bien normal.

Ce mode-là ne peut de toute façon pas durer indéfiniment, et il arrive toujours un moment où le corps vous arrête. C’est le signal qu’il vous envoie pour vous dire de faire une pause, de vous arrêter.

Il vous envoie un message : « Coucou c’est ton corps, je suis fatigué, repose-toi stp ». Et c’est grâce à cette pause que vous pouvez prendre le recul nécessaire et peu à peu sortir de ce mode survie.

Et là on peut commencer à trouver de la joie dans le fait de prendre soin de soi, de faire des activités que l’on aime. De même qu’on peut en trouver dans la contemplation de la nature, dans des moments précieux seul ou avec ses proches.

Souvent quand on se repose, on se rend même compte qu’on peut retrouver de la joie dans la simplicité, dans une vie souvent plus lente. Parce qu’à présent on ne cherche plus à combler du vide, il nous faisait si peur et maintenant on commence même à l’apprécier.

Remettre de la joie ça demande aussi parfois à s’autoriser à être heureux.

Ce qui n’est pas toujours si simple quand on se définit comme quelqu’un de « triste ou malheureux ». *

Ou même quand des personnes de notre entourage vont mal. Pour des questions de loyauté, ça n’est parfois pas évident de s’accorder le droit d’être heureux quand nos proches sont dans la difficulté. Pourtant vous avez le droit de l’être

Vivre de la joie c’est également compliqué lorsque l’on a tendance à se sentir coupable pour trop de choses et qu’on a parfois du mal à se pardonner. Alors lorsqu’on commence à sortir de la culpabilité à se pardonner, on comprend que ce que l’on fait n’a pas besoin d’être parfait pour que ça ait de la valeur.

Parce que le fait que ça soit bon pour nous, et que ça nous apporte de la joie, c’est suffisant. Alors il est sans doute temps de se faire ce cadeau.

quitter mode survie

Auteur/autrice

  • Hypersensible moi-même, j’ai créé ce site pour accompagner celles et ceux qui se sentent souvent “trop” ou toujours en décalage. Je dis "chocolatine" aussi 😉

🦥Le paresseux voudrait vous dire un petit mot (rien d'obligatoire)

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