
🦥En bref : ce que vous allez découvrir ici
- Trop d’émotions, trop de pensées, trop de tout : Être hypersensible, c’est souvent avoir l’impression d’être « trop » : trop d’émotions qui débordent, trop de pensées qui s’enchaînent, trop de stimulations qui nous épuisent. On finit par se disperser, par s’épuiser en se retrouvant en surcharge mentale. Et il est vrai que ce sentiment de débordement constant peut devenir un véritable poids au quotidien.
- Comprendre la surcharge mentale : La surcharge mentale, c’est comme un navigateur internet avec vingt onglets ouverts en même temps. Entre les demandes professionnelles, les responsabilités personnelles et familiales, tout nous semble urgent. Le cerveau tourne en boucle et devient incapable de hiérarchiser. On se retrouve dans un brouhaha intérieur , une anxiété parfois, difficile à expliquer aux autres. C’est une fatigue invisible, mais bien réelle.
- Incompréhension et culpabilité : Aux yeux de certains, ce n’est « qu’un coup de fatigue » ou un manque d’organisation, c’est ce décalage qui crée de l’incompréhension. On peut finir alors parfois par culpabiliser : de ne pas tenir le coup, de ne pas être « assez fort », de ressentir trop… jusqu’à même culpabiliser de nous sentir coupable. C’est une espèce de boucle d’anxiété, une spirale intérieure qui renforce encore plus cette surcharge mentale et émotionnelle, et cette fatigue.
- Quand le cerveau surchauffe : reconnaître les signes : Le but est de repérer ces signes avant de finir totalement dans le rouge :
– Les tensions physiques ou douleurs
– L’irritabilité et la nervosité accrues
– Les pensées en boucle, difficultés à se concentrer, anxiété
– Une hypersensibilité accrue aux bruits, lumières, odeurs, interactions sociales plus fatigantes
– Une organisation quotidienne plus difficile et procrastination. - Que faire quand la surcharge arrive ? Notre réflexe naturel de continuer “coûte que coûte” n’est pas l’exemple à suivre. Quand on est surchargé, l’urgence c’est de ralentir. Faire une pause consciente, respirer, lire, écouter de la musique ou simplement se reposer quelques minutes aide à retrouver de la clarté. Ensuite, se recentrer sur l’essentiel : écrire, prioriser, alléger la pression, accepter ses cycles d’énergie. Ces petites actions sont déjà des pas importants pour reprendre pied.
- Cultiver l’équilibre avant le trop-plein : Prévenir la surcharge mentale, c’est accepter que l’on fonctionne par cycles, qu’on ne peut pas tout contrôler ni tout anticiper. C’est savoir demander de l’aide, s’accorder des temps calmes sans culpabilité, choisir ce qui compte vraiment et laisser le reste pour plus tard. En quittant la logique de performance et de perfectionnisme, on ouvre un espace où la douceur devient enfin possible.
Les hypersensibles sont « trop »
En tant qu’hypersensible, on a pour habitude d’entendre dire de nous, que l’on est « trop ». Et il faut bien reconnaitre que ça peut tout à fait être la vérité.
Parce qu’il est vrai que pour nous hypersensibles, bien souvent ça fait « trop ». Et on ressent toutes et tous parfois ce « trop plein d’émotions » cet espèce de mélange d’émotion qui déborde, et ce « trop de pensées » qui nous envahit.
On se retrouve aussi parfois avec trop de choses à devoir gérer en même temps, au travail comme à la maison. Et puis toutes ces stimulations qui nous fatiguent bien plus vite que les autres, comme le bruit, les odeurs ou encore les lumières.
Et là je ne parle même pas des périodes de l’année qui peuvent être particulièrement riches en stimulation et en sollicitation, comme les fêtes de fin d’année par exemple.
On le comprend finalement assez facilement : chez les personnes hypersensibles cette impression de « trop-plein » elle arrive souvent plus vite que chez les autres. Elle est également plus fréquente, parce que notre cerveau est « câblé » différemment des autres, et notre façon de fonctionner n’est pas la même non plus
C’est tout ça que l’on appelle la charge mentale que vivent beaucoup de personnes (surtout les femmes pour des raisons sociétales), et qui ne concerne évidemment pas seulement les hypersensibles. Mais pour les raisons que l’on a évoquées juste avant, pour les hypersensibles l’expérience est encore davantage amplifiée.
Et là où certains parviennent encore tant bien que mal à « gérer », l’esprit de beaucoup d’hypersensibles a une tendance à s’emballer, à se disperser. Ce qui peut nous mettre dans un état de grande confusion, nous faire même sentir coupable et au final nous épuiser. Là on bascule clairement sur de la surcharge mentale, qui si l’on n’y prend pas garde peut nous conduire jusqu’à l’épuisement généralisé.
C’est de tout ça dont on va parler, et en tout premier lieu on va déjà essayer de chercher à comprendre comment cette surcharge mentale fonctionne.

Comprendre la surcharge mentale
La surcharge mentale, c’est notre cerveau qui se comporte un navigateur internet avec vingt onglets ouverts en même temps. Et forcément quand il y a autant de trucs différents ouverts en même temps, il arrive un moment où on finit par s’y perdre.
Entre les tâches à accomplir, les sollicitations extérieures, les émotions qui débordent et les stimulations sensorielles ; et puis toutes les pensées que cela va générer notamment sur nous-même, au bout d’un moment ça fait trop. Le cerveau finit par tourner en boucle sans parvenir réussir à hiérarchiser quoi que ce soit, et on verra un peu plus loin dans l’article que c’est ce quoi à on veut arriver : déterminer ce qui est prioritaire et ce qui l’est moins.
Et c’est souvent plus simple d’identifier ce phénomène là dans la vie professionnelle. Parce que les personnes qui vivent cette surcharge mentale, ont conscience qu’elles doivent répondre à plusieurs demandes et sollicitations en parallèle, avec leur lot d’interruptions permanentes.
Tout ça est bien-sûr chargé au niveau émotionnel et stimulant au niveau sensoriel, donc autant dire que les hypersensibles reçoivent tout ça de « plein fouet ».
S’ajoute à cela la sphère personnelle, avec les responsabilités familiales et l’organisation du quotidien (au niveau scolaire, rendez-vous médicaux, activités des enfants, ou encore tâches ménagères). Tout ce que l’on a coutume d’appeler « la charge mentale », et qui il faut bien le dire malgré quelques progrès, repose essentiellement sur les femmes.
Pour les hypersensibles on ajoute encore cette hyperesthésie, c’est à dire le fait d’être plus sensible aux stimulations comme le bruit, la lumière ou les odeurs ; et on obtient très logiquement cette surcharge mentale.
C’est logique que tout se mélange, que tout semble urgent, et que notre esprit n’arrive plus à distinguer ce qui mérite réellement notre attention de ce qui peut attendre. La surcharge mentale c’est cet état de grande confusion, cette espèce de brouhaha intérieur, que les autres comprennent parfois difficilement.
Le problème c’est que l’on peut parfois se sentir coupable de cela.

De l’incompréhension et de la culpabilité
Et c’est justement là que bien souvent ça se complique. Parce que cette surcharge mentale, même si elle est réelle et épuisante, elle est souvent difficile à expliquer de façon aussi fluide que ce qui écrit dans l’article.
Parce qu’aux yeux d’autres personnes qui ne vivent pas la même réalité que vous, ça ne sera peut-être qu’un « coup de fatigue », le signe d’une trop grande susceptibilité, ou pire le signe que « vous vous écoutez trop ». Parce que certains n’ont pas l’empathie nécessaire et il faut bien le dire ils ont également parfois le jugement et le reproche facile, et donc ils le verront comme un manque d’organisation voire de volonté.
Forcément, ça crée de l’incompréhension.
Et lorsqu’on se sent incompris, bien souvent on se sent coupable. Coupable de ne pas « tenir le coup », de se sentir dépassé par ce que d’autres semblent gérer sans problème. Coupable même de « ne pas être assez fort », de ressentir tout ça et de ressentir de l’anxiété.
Oui parfois on est tellement habitué à fonctionner sur ce mode de culpabilité permanent, que l’on culpabilise de se sentir autant coupable. C’est là qu’on réalise encore davantage à quel point cette culpabilité est non seulement totalement injuste, mais vient abimer notre confiance en nous.
En tant qu’hypersensible, on n’est pas moins bien que les autres ni plus faibles, simplement nous fonctionnons différemment des autres et c’est pour ça que se comparer aux autres n’a pas de sens. Surtout qu’on le voit bien ça n’est absolument pas une comparaison objective, c’est simplement un moyen détourné de nous juger et de nous auto-dénigrer.
Alors accordez-vous cette douceur-là, vous n’êtes coupable de rien ni moins bien que les autres. Votre surcharge mentale existe « pour de vrai », simplement parce que vous la vivez « pour de vrai », et on va essayer justement de voir les signaux qui montrent que votre cerveau est bientôt en surchauffe.

Quand le cerveau surchauffe : reconnaître les signes
Même lorsqu’on se sent totalement surchargé, on peut tous avoir cette tendance à continuer d’essayer de fonctionner malgré la fatigue mentale. Le but est donc d’essayer de parvenir à mieux identifier les signes de la surcharge mentale, d’y être même davantage attentifs, pour éviter d’être totalement dans le rouge..
Voici quelques-uns de ces signes :
- Les symptômes physiques : Cela peut-être par exemple des maux de tête, des tensions dans le corps ou des douleurs.
- Une agitation ou irritabilité accrue : On se sent encore plus à « fleur de peau » que d’habitude, nerveux, on peut avoir des réactions disproportionnées dans des situations habituellement gérables.
- Une surcharge de pensées : Une impression de brouhaha intérieur, des pensées qui se bousculent et se répètent, qui peuvent devenir du stress et de l’anxiété. Ce qui peut entraîner des difficultés à se concentrer ou à prioriser les choses, et parfois des problèmes de sommeil.
- Une sensibilité exacerbée aux stimulations : Les stimulations nous gênent plus que d’habitude : bruit, lumière, odeurs ou même interactions sociales qui deviennent plus agaçantes et fatigantes.
- Des difficultés dans l’organisation quotidienne : Le fait de se sentir dépassé et que chaque action nous demande de fournir un effort supplémentaire qui nous coûte. C’est aussi avoir l’envie de tout faire sans avoir l’énergie pour cela, et ne pas parvenir à choisir ce qui serait prioritaire. Au final toutes ces difficultés d’organisation font que l’on procrastine davantage.
Lorsqu’on se retrouve dans ce genre de situations, continuer à « se forcer » n’est clairement pas une bonne idée. Parce que cela vient ajouter encore davantage de confusion et d’épuisement comme dans une espèce de cercle vicieux.
Lorsqu’on parvient à reconnaitre ces signes, le mieux est d’essayer d’adopter les bons réflexes c’est à dire de ralentir.

Que faire quand la surcharge arrive ?
On l’a vu, et même si c’est courageux de vouloir « tenir bon », c’est aussi très souvent la pire chose à faire. Parce qu’on se sent encore plus embrouillé et fatigué, le mieux c’est d’essayer de faire l’inverse.
Car même si notre réflexe de guerrier(e) est de continuer, dans ce cas la bonne idée c’est plutôt de ralentir le rythme, accepter de lever le pied le temps qu’il faut. Ce qui peut vous aider c’est de :
- Faire une pause consciente : Le fait de s’arrêter et de respirer profondément aide beaucoup. La cohérence cardiaque et la méditation de pleine conscience sont des chouettes outils pour se reconcentrer sur sa respiration et calmer le flux de pensées.
- S’accorder un moment de pause : Si vous n’aimez pas méditer, vous pouvez tout aussi bien lire quelques pages d’un livre, écouter une musique douce, dessiner, ou simplement fermer un peu les yeux. Essayer de trouver ce temps là, parce que même 10 minutes peuvent suffire pour retrouver un peu de clarté d’esprit.
- Se recentrer sur l’essentiel : une fois un peu plus apaisé, noter ses idées ou ses tâches sur papier. Le fait d’écrire aide à distinguer ce qui est prioritaire de ce qui peut attendre.
- Alléger la pression : Le fait de prioriser va vous éviter de faire une to-do list à rallonge et qui serait démotivante et impossible à tenir. Seul l’essentiel est là et le reste sera fait plus tard, cela permet de s’enlever de la culpabilité. En faisant comme ça, on ne fait pas rien, on fait moins mais mieux.
- Respecter ses cycles : En tant qu’hypersensible on finit par se connaitre de mieux et se rendre compte que notre énergie fluctue pas mal. Il faut garder en tête qu’il y a des jours où on sera en capacité d’en faire davantage et d’autres moins, mais qu’au final sur le temps tout cela s’équilibre. Alors essayez de ne pas vous rajouter de pression, et de culpabilité lorsque vous prenez du temps pour vous. Parce que ce temps-là vous l’avez mérité.

Cultiver l’équilibre avant que le trop-plein n’arrive
Parfois il arrive que tout ce que l’on ressent et ce que l’on vit nous dépasse, et c’est humain. Alors si cette confusion et cette fatigue deviennent constantes, demander de l’aide est tout sauf un signe de faiblesse.
Bien au contraire, c’est faire preuve d’un certain courage que de se faire ce cadeau-là, que ce soit auprès d’un(e) psychologue, d’un(e) thérapeute, ou même d’un médecin. Car c’est cet accompagnement extérieur qui peut nous aider à retrouver nos repères.
Dès lors il est possible de voir tout ce que l’on évoque dans cet article comme un complément utile du travail que vous faites déjà.
D’une façon générale, ce qui peut-être parfois difficile pour les personnes hypersensibles, c’est le fait d’accepter. Accepter que l’on fonctionne par cycles, que notre énergie fluctue, et que ce n’est pas grave.
Accepter aussi que nous ne pourrons jamais tout contrôler, ni répondre à toutes les sollicitations comme si nous étions des machines. Plus vite on parvient à sortir de cette logique de performance que nous renvoie la société, et plus on peut s’offrir cet espace de respiration.
On l’a déjà vu dans le chapitre précédent, mais cette recherche de l’équilibre passe aussi par le fait de prendre du temps pour soi. Ces fameux temps calmes, même de quelques minutes sont des soupapes qui permettent d’éviter que tout n’explose.
On est beaucoup d’hypersensibles (et je m’inclue dedans) à avoir des difficultés à nous accorder du temps pour nous-même, pour notre bien-être sans ressentir la culpabilité de ne rien faire de productif.
Pour moi aussi, comme pour d’autres c’est pas forcément quelque chose de naturel, c’est un apprentissage qui prend donc du temps. Tout cela en vaut la peine, ou plutôt ça en vaut la joie.
Cela va aussi passer par le fait d’accepter que notre bien-être ne se joue pas seulement dans ce que l’on fait, mais aussi dans ce que l’on choisit de ne pas faire. Et que lorsqu’on se déleste d’une tâche non prioritaire et qu’on la reporte à plus tard, on choisit donc de ne pas la faire immédiatement, ce n’est pas une fuite.
Plutôt que de s’éparpiller dans tous les sens, voire de « bouiner« . On va plutôt préférer faire un choix intelligent, celui de préserver son énergie pour ce qui compte vraiment. et on choisira un moment plus propice pour faire le reste.
Prévenir la surcharge mentale, ce n’est donc pas chercher à être parfait à tout prix ou à tout anticiper. On va donc plutôt essayer de laisser de côté notre perfectionnisme et notre besoin de contrôle, et davantage cultiver une forme de douceur envers soi.
Le site s’appelle « loin des pressions » et vous vous doutez bien que ça n’est pas pour rien… alors essayons de les laisser le plus loin possible de nous.

Vidéo : Hypersensibilité et surcharge mentale
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